Quantitative proteomic investigation employing stable isotope labeling by peptide dimethylation on proteins of strawberry fruit at different ripening stages.

Li, L., Song, J., Kalt, W., Forney, C.F., Tsao, R., Pinto, D., Chisholm, K., Campbell, L., Fillmore, S.A.E., et Li, X.-H. (2013). « Quantitative proteomic investigation employing stable isotope labeling by peptide dimethylation on proteins of strawberry fruit at different ripening stages. », Journal of Proteomics, 94(6), p. 219-239. doi : 10.1016/j.jprot.2013.09.004  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons réalisé une analyse protéomique quantitative du mûrissement des fraises des cultivars ‘Mira’ et ‘Honeoye’, au moyen d’un marquage isotopique stable par diméthylation de peptides. Nous avons aussi mesuré, chez les fruits blancs, roses et rouges, divers indices physiologiques de qualité post-récolte, notamment la production de composés volatils, la teneur en composés phénoliques totaux, la teneur en anthocyanes totales, la capacité antioxydante, la teneur en solides solubles et l’acidité totale. Nous avons identifié et quantifié plus de 892 protéines chez les fruits de ‘Mira’ et plus de 848 protéines chez ceux de ‘Honeoye’, en utilisant au moins deux peptides pour l’identification de chaque protéine. Nous nous sommes fondés sur le rapport normalisé de modification de l’abondance des protéines pour reconnaître les protéines dont la concentration avait été multipliée ou divisée par deux ou plus, et nous avons considéré que ces protéines avaient été régulées à la hausse ou à la baisse durant le mûrissement des fruits. Parmi les protéines quantifiées, 111 étaient présentes chez les deux cultivars et formaient cinq groupes importants en ce qui a trait aux modifications quantitatives. Certaines des protéines régulées à la hausse jouaient un rôle dans diverses voies métaboliques, notamment la synthèse des flavonoïdes, des anthocyanes et des composés volatils, le métabolisme des antioxydants, la réaction au stress et la formation des allergènes. Les protéines dont la concentration diminuait durant le mûrissement intervenaient dans le métabolisme de la méthionine, l’effet des antioxydants sur l’état d’oxydoréduction, le métabolisme énergétique et la synthèse des protéines. Nos résultats montrent que le mûrissement des fraises est un système très complexe qui repose sur des processus physiologiques multiples associés à des modifications de l’expression protéique. La présente étude nous offre de nouvelles perspectives sur la régulation des protéines durant le mûrissement des fraises, ce qui devrait permettre des études plus poussées sur cette question.

Date de modification :