Long-term microbial retention of residue C is site-specific and depends on residue placement.

Helgason, B.L., Gregorich, E.G., Janzen, H.H., Ellert, B.H., Lorenz, N., et Dick, R.P. (2014). « Long-term microbial retention of residue C is site-specific and depends on residue placement. », Soil Biology & Biochemistry, 68, p. 231-240. doi : 10.1016/j.soilbio.2013.10.002  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’emplacement des résidus dans le sol, qui diffère en régime cultural avec travail du sol classique et en régime cultural sans travail du sol, peut avoir une incidence sur l’action des microorganismes sur le flux de C dans le sol. La compréhension des réactions de la communauté microbienne aux modes de gestion des résidus utilisés selon ces régimes peut être utile pour l’élaboration de stratégies d’adaptation aux changements climatiques et de séquestration de C dans le sol. Notre objectif était de comparer l’assimilation de C par la communauté microbienne dans les sols où les résidus sont soit incorporés à une profondeur de 10 cm, soit appliqués en surface. Des résidus d’orge marqués au 13C ont été incorporés dans le sol ou appliqués en surface dans un climat humide (Ottawa, Ontario, Canada) et un climat semi-aride (Lethbridge, Alberta, Canada). Nous avons échantillonné la couche superficielle du sol pendant deux ans et nous avons mesuré l’assimilation, par les microorganismes, du C des résidus de culture au moyen d’une analyse des acides gras phospholipidiques marqués au 13C. Les résultats ont montré que pour le sol dans lequel les résidus étaient incorporés, la rétention du 13C dans la biomasse était similaire en climat humide et en climat semi-aride. Cependant, lorsque les résidus étaient laissés en surface, la rétention du C différait (≤ 50 % comparativement aux résidus incorporés dans le sol) et variait davantage dans le temps. Comme prévu, le renouvellement global du C des résidus par la biomasse microbienne a été plus lent en conditions semi-arides. L’effet de l’emplacement des résidus sur la composition de la communauté microbienne variait selon le site; nous avons constaté une transition graduelle vers une structure de communauté définie de la biomasse marquée, selon que les résidus avaient été incorporés dans le sol ou appliqués en surface deux ans auparavant. D’après nos résultats, les conditions climatiques ont plus d’effet sur l’utilisation des résidus par les microorganismes lorsque les résidus sont appliqués en surface et non incorporés dans le sol. Par conséquent, la dynamique du C des résidus peut présenter une variabilité beaucoup plus grande d’un site à l’autre en régime sans travail du sol qu’en régime avec travail classique du sol. Cette observation peut contribuer à expliquer pourquoi les systèmes sans travail du sol favorisent l’accumulation de C dans certains milieux et pas dans d’autres.

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