Impact of quarantine procedures on weed biodiversity and abundance: Implications for the management of the golden potato cyst nematode, Globodera rostochiensis.

Mimee, B., Andersen, R., Bélair, G., Vanasse, A., et Rott, M. (2014). « Impact of quarantine procedures on weed biodiversity and abundance: Implications for the management of the golden potato cyst nematode, Globodera rostochiensis. », Crop Protection, 55, p. 21-27. doi : 10.1016/j.cropro.2013.10.003  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le nématode doré (Globodera rostochiensis), organisme nuisible réglementé causant de lourdes pertes dans les cultures de pomme de terre, a été découvert en 2006 dans des champs de pomme de terre du Québec, au Canada. L’application rapide de mesures de quarantaine par l’Agence canadienne d’inspection des aliments a modifié de manière appréciable l’utilisation et le mode d’exploitation des champs infestés. La présente étude visait à suivre l’évolution des populations de mauvaises herbes à la suite de ces mesures et d’évaluer leur incidence sur la lutte contre le G. rostochiensis. En comparant les inventaires de mauvaises herbes réalisés en 2008 et en 2011 en bordure des champs touchés, nous avons constaté que la composition de la flore avait changé considérablement. Nous avons notamment observé une augmentation inquiétante de l’abondance des Solanacées, qui risquaient de servir d’hôtes aux nématodes à kyste de la pomme de terre. Nous avons également observé un effet appréciable sur l’indice de biodiversité, qui a diminué de plus de 50 % entre les deux années. Fait à noter, le plus faible indice de biodiversité se rencontrait dans un des rares champs où la pomme de terre était cultivée en 2011 et où la population de Solanum sarrachoides avait explosé. Par ailleurs, nous avons évalué huit espèces de morelles (Solanum spp.) quant à leur capacité de permettre la croissance du G. rostochiensis. Nous avons obtenu les taux de reproduction les plus élevés avec le S. villosum, alors que nous avons observé seulement quelques kystes sur le S. nigrum et le S. dulcamara. Nos résultats montrent que les modifications apportées au régime de lutte contre les mauvaises herbes dans le cadre des mesures de quarantaine risquent de nuire au succès de ces mesures en favorisant la multiplication de plantes pouvant servir de refuge à l’organisme nuisible.

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