Nitrogen supply from belowground residues of lentil and wheat to a subsequent wheat crop.

Arcand, M.M., Lemke, R.L., Farrell, R.E., et Knight, J.D. (2014). « Nitrogen supply from belowground residues of lentil and wheat to a subsequent wheat crop. », Biology and Fertility of Soils, 50(3), p. 507-515. doi : 10.1007/s00374-013-0873-8  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La production de lentille (Lens culinaris) dans les Prairies canadiennes a récemment augmenté, ce qui pourrait être bénéfique pour les systèmes culturaux de cette région. Le gain de rendement en céréales souvent observé après la culture de légumineuses est attribuable en partie à l’apport d’azote (N) provenant de la décomposition des résidus de culture de légumineuses. La contribution des résidus souterrains est toutefois mal connue. L’objectif visé par notre étude en serre était de quantifier l’apport de N associé aux résidus souterrains (racines plus rhizodépôts) de lentille et de blé (Triticum aestivum) au moyen d’une technique de marquage des racines au 15N, et de retracer le 15N des résidus souterrains dans les cultures subséquentes de blé. Le N souterrain constituait 34 % et 51 % du N total de la plante dans les cultures de lentille et de blé, respectivement. La biomasse des racines était plus importante chez le blé que chez la lentille, mais les quantités totales de N souterrain étaient identiques pour les deux espèces. Cependant, la production de biomasse et le prélèvement de N ont été 49 % et 14 % plus élevés, respectivement, chez le blé cultivé sur des résidus souterrains de lentille que chez le blé cultivé sur des résidus souterrains de blé. De plus, une plus grande proportion de 15N provenant des résidus souterrains de lentille (14,4 % contre 8,5 %) a été récupérée dans la culture de blé subséquente, ce qui indique que le N souterrain a été plus rapidement minéralisé chez la lentille que chez le blé. L’augmentation de rendement disproportionnée par rapport au prélèvement de N chez le blé cultivé sur des résidus souterrains de lentille indique toutefois que des facteurs non associés au N ont également contribué à l’augmentation du rendement en blé. Notre étude montre l’importance d’inclure des estimations du N souterrain lorsqu’on évalue les effets positifs des cultures de légumineuses utilisées en rotation avec des cultures céréalières. D’autres travaux de recherche seront cependant nécessaires pour déterminer les avantages des cultures de lentille qui ne sont pas liés au N.

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