Effects of Crop Management Practices on Current Season Spread of Potato virus Y.

MacKenzie, T.D.B., Fageria, M.S., Nie, X., et Singh, M. (2014). « Effects of Crop Management Practices on Current Season Spread of Potato virus Y. », Plant Disease, 98(2), p. 213-222. doi : 10.1094/PDIS-04-13-0403-RE  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Durant les saisons de culture 2011 et 2012, nous avons étudié la propagation en cours de saison du virus Y de la pomme de terre (PVY) dans 19 champs de pomme de terre soumis à divers régimes de culture, au Nouveau-Brunswick, au Canada. Notre étude visait principalement à évaluer l’effet de l’inoculum de PVY transmis par les semences, de l’abondance des pucerons vecteurs, des types d’insecticide et d’huile minérale utilisés pour les traitements ainsi que du nombre et du calendrier d’application de ces traitements. En outre, elle visait à vérifier la fiabilité et la capacité de prévision des tests de détection du PVY réalisés à la mi-saison. Dans chaque champ, nous avons marqué peu après la levée 100 à 110 plantes exemptes du virus, puis les avons soumises à quatre reprises à un essai ELISA et à une amplification en chaîne par la polymérase (RT-PCR), du début juillet au début septembre (après le défanage), pour suivre la propagation du PVY. De plus, nous avons planté en serre des tubercules en développement récoltés en août et des tubercules récoltés après le défanage, pour les soumettre à des essais ELISA. Le taux de propagation du PVY aux sujets marqués variait grandement d’un champ à l’autre, allant de 0 à 76,2 %. Au cours des deux saisons, nous avons planté des pommes de terre de semence exemptes PVY détectable dans 10 des 19 champs et y avons observé des taux de propagation du virus allant de 0 à 8,7 % (moyenne de 2,9 %) au moment de la récolte. Dans les 9 autres champs, nous avons planté 0,9 à 5,8 % de pommes de terre de semence infectées par le PVY et y avons observé des taux de propagation du virus allant de 1 à 76,2 % (moyenne de 15,2 %) au moment de la récolte. L’essai ELISA et la RT-PCR nous ont permis de détecter la propagation du PVY dans la plupart des champs; nous avons observé une bonne corrélation entre les résultats obtenus au moyen des deux types d’essais et les taux de PVY après le défanage, mais nous avons observé une meilleure corrélation et un plus grand degré de sensibilité avec la RT-PCR qu’avec l’ELISA dans le cas des tubercules en développement. Nous avons utilisé un modèle de régression logistique pour déterminer les principaux facteurs déterminant la propagation du PVY, y compris l’inoculum transmis par les semences, l’abondance des pucerons en début de saison et le nombre d’applications d’insecticides ou d’huile minérale. Le modèle qui convenait le mieux, construit au moyen de ces facteurs et de la mesure de la présence du PVY en juillet (ELISAjuillet), permettait de bien expliquer la propagation du PVY avant la récolte; selon ce modèle, le facteur de lutte le plus important était le nombre d’applications d’huile minérale combinée à un insecticide durant la saison de culture. Un modèle similaire construit sans l’ELISAjuillet n’a pas permis de prédire convenablement la propagation du PVY. Notre analyse laisse croire que l’huile minérale appliquée seule est efficace pour réduire la propagation du PVY, mais que son efficacité est accrue lorsqu’elle est combinée à un insecticide, particulièrement quand les applications sont effectuées au début de la saison. En ce qui concerne la propagation du PVY, nous n’avons observé aucune différence entre les huit cultivars utilisés et entre les doses d’huile minérale appliquées, mais nous avons constaté des différences entre certains insecticides quant à leur efficacité.

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