Host plant effects on the behaviour and performance of Amblyseius swirskii (Acari: Phytoseiidae).

Buitenhuis, R., Shipp, J.L., Scott-Dupree, C.D., Brommit, A., et Lee, W. (2013). « Host plant effects on the behaviour and performance of Amblyseius swirskii (Acari: Phytoseiidae). », Experimental and Applied Acarology, p. 1-10. doi : 10.1007/s10493-013-9735-1  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La lutte biologique dans les cultures de plantes ornementales soulève des difficultés particulières en raison de la grande diversité des espèces et des cultivars à protéger. Dans le cadre de cette étude, nous avons vérifié l’hypothèse selon laquelle la densité de trichomes chez différentes plantes hôtes influe sur le comportement et la performance de l’acarien prédateur Amblyseius swirskii Athias-Henriot (Acari: Phytoseiidae). À cette fin, nous avons observé le comportement du prédateur en l’absence ou en présence de proies (thrips des petits fruits [Frankliniella occidentalis Pergande] [Thysanoptera: Thripidae) sur des pièces carrées de feuilles de trois espèces de plantes ornementales présentant des densités de trichomes différentes (rose, chrysanthème et gerbera) et, à des fins comparatives, sur une surface lisse (matière plastique). Nous avons également utilisé des feuilles de tomate pour évaluer l’effet de la présence de trichomes glandulaires. La performance de l’A. swirskii a été évaluée en fonction des taux de prédation et d’oviposition. L’espèce végétale a influé sur le comportement des acariens. Jusqu’à une certaine densité de trichomes, le nombre de trichomes a eu un effet négatif sur la vitesse de déplacement des acariens. La vitesse de déplacement était maximale sur la matière plastique, suivie de la rose. Aucune différence n’a été observée à ce chapitre entre le chrysanthème, le gerbera et la tomate. La vitesse de déplacement était légèrement plus élevée sur les disques exempts de proies. La proportion du temps consacrée au déplacement était comparable sur toutes les espèces végétales testées, en présence ou en absence de proies. Aucun effet imputable à la présence de trichomes glandulaires n’a été observé sur les feuilles de tomate. La proportion de thrips tués et dévorés était élevée sur le gerbera, un peu moins sur la rose. Des taux de prédation intermédiaires ont été observés sur le chrysanthème et la matière plastique. En comparaison, aucune différence quant au taux d’oviposition n’a été observée entre les espèces végétales testées. Cette étude révèle que la densité de trichomes peut expliquer une partie de la variabilité de l’efficacité de l’A. swirskii d’une culture à l’autre. Il pourrait être nécessaire d’ajuster les densités de lâcher de l’acarien selon la culture à protéger.

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