Analyzes of genetic diversity in five Canadian dairy breeds using pedigree data.

Melka, M.G., Stachowicz, K., Miglior, F., et Schenkel, F.S. (2013). « Analyzes of genetic diversity in five Canadian dairy breeds using pedigree data. », Journal of Animal Breeding and Genetics, p. 1-11. doi : 10.1111/jbg.12050  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La perte de diversité génétique préoccupe le Canada et de nombreux autres pays dans le monde. L’objectif de notre étude était d’analyser la tendance dans la diversité génétique à l’intérieur d’une même race et de déterminer les causes principales de la perte de diversité génétique dans cinq races canadiennes de bovins laitiers. Nous avons analysé la généalogie des cinq races avec les logiciels EVA (algorithme évolutionniste) et CFC (contribution, croisements consanguins, consanguinité), ainsi qu’avec le progiciel FORTRAN pour les analyses généalogiques de grandes populations (PEDIG). Le taux moyen de croisements consanguins dans la dernière génération analysée (2003 à 2007) était de 0,93, 1,07, 1,26, 1,09 et 0,80 %, respectivement, chez les races Ayrshire, Suisse brune, Canadienne, Guernsey et Shorthorn laitier; l’estimation de la taille effective de la population correspondante était respectivement de 54, 47, 40, 46 et 66. Selon les coefficients de consanguinité, la taille effective de la population de la dernière génération était de 62, 76, 43, 61 et 76, respectivement. Le pourcentage estimé de diversité génétique perdue dans chaque race au cours des quatre dernières décennies est de 6, 7, 11, 8 et 5 %, respectivement. La proportion relative de diversité génétique perdue en raison de la dérive génétique aléatoire dans les cinq races variait de 59,3 % à 89,7 %. D’après les résultats, chaque race a perdu de la diversité génétique au fil du temps, et cette perte s’intensifie en raison d’une augmentation des croisements consanguins et de la diminution de la taille effective des populations. Il faudrait donc utiliser des stratégies qui permettent de réduire le taux de croisements consanguins et d’augmenter la taille effective des populations.

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