Exploring the Host Parasitism of the Migratory Plant-Parasitic Nematode Ditylenchus destuctor by Expressed Sequence Tags Analysis

Peng, H., Gao, B-l., Kong, L-a., Yu, Q., Huang, W-k., He, X-f., et Long, H. (2013). « Exploring the Host Parasitism of the Migratory Plant-Parasitic Nematode Ditylenchus destuctor by Expressed Sequence Tags Analysis », PLoS ONE, 8(7), p. e69579. doi : 10.1371/journal.pone.0069579  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le nématode de la pourriture des racines (Ditylenchus destructor) est un organisme très nuisible à de nombreuses plantes agricoles importantes dans le monde entier, mais la caractérisation moléculaire de son parasitisme est encore peu avancée. Dans le cas de plusieurs nématodes endoparasites sédentaires, comme l’Heterodera glycines, le Globodera rostochiensis et le Meloidogyne incognita, les effecteurs intervenant dans le parasitisme ont été identifiés et étudiés de manière approfondie au cours des vingt dernières années. Cependant, comme le Ditylenchus destructor est un nématode migrateur, il présente des différences dans son comportement d’alimentation, son cycle vital et la réaction de ses hôtes. C’est en comparant le transcriptome et le parasitome des divers types de nématodes phytoparasites qu’on arrivera à mieux comprendre le mécanisme de parasitisme de ces nématodes. Nous avons entrepris le séquençage de marqueurs ETS (expressed sequence tags) extraits d’une bibliothèque d’ADNc du D. destructor où plusieurs stades étaient représentés. Il s’agit de la première étude portant sur les marqueurs ETS du D. destructor. Nous avons ainsi relevé 9800 marqueurs EST, répartis en 5008 groupes, dont 3606 singletons et 1402 contigs comprenant plusieurs marqueurs, ce qui constitue un catalogue de gènes du D. destructor. Un traitement bioinformatique nous a permis de constater que 1391 groupes n’étaient appariés à aucun groupe répertorié dans la base de données génétiques disponible et que 31 groupes ne comportaient des similitudes qu’avec des gènes identifiés chez le D. africanus, espèce le plus étroitement apparentée au D. destructor. Par ailleurs, nous avons annoté 1991 groupes aux fins du projet Gene Ontology (GO), nous avons assigné à 1550 groupes un code de l’Enzyme Commission (EC), et nous avons associé 1211 groupes à 181 voies biochimiques de la base de données KEGG. Enfin, 22 marqueurs EST présentaient des similitudes avec des effecteurs déjà signalés chez des nématodes. Fait à noter, la plupart des effecteurs identifiés dans le cadre de la présente étude interviennent dans la dégradation ou la modification de la paroi cellulaire de l’hôte, comme la 1,4-bêta-glucanase, la 1,3-bêta-glucanase, la pectate lyase, les chitinases et les expansines, ou dans la suppression des mécanismes de défense de l’hôte, comme la calréticuline, l’annexine et la protéine ressemblant à l’antigène allergène du venin (venom allergen antigen-like protein). Il semble donc que le D. destructor, nématode phytoparasite migrateur, secrète des effecteurs semblables à ceux des nématodes phytoparasites sédentaires. Nous avons également approfondi la caractérisation de deux expansines du D. destructor.

Date de modification :