Modeling phytophagous mirid nymphs in cool-climate vineyards.

Bostanian, N.J., Bourgeois, G., Plouffe, D., et Vincent, C. (2014). « Modeling phytophagous mirid nymphs in cool-climate vineyards. », Phytoparasitica, 42(1), p. 13-22. doi : 10.1007/s12600-013-0332-y  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans les régions tempérées, les Miridae peuvent à l’occasion causer des problèmes dans les vignobles où les producteurs réticents à prendre des risques appliquent des mesures de lutte. Dans ce contexte, un plan d’échantillonnage optimal devrait permettre de déterminer le niveau de risque à un coût minimal. Nous avons élaboré un modèle de degrés-jours cumulés (DJ) pour prévoir le nombre total cumulé de captures de larves de Miridae (principalement de punaise terne, Lygus lineolaris (Palisot de Beauvois)) à 5 %, 50 % et 95 %. Le modèle est fondé sur 23 ensembles de données recueillis sur une période de 4 ans dans trois vignobles situés dans le sud du Québec. Les seuils de température minimale et optimale pour le développement des punaises ont été établis à 10 °C et 32 °C, d’après des résultats expérimentaux et des données d’études antérieures. Les nombres totaux cumulés de captures à des niveaux de 5 %, 50 % et 95 % ont été enregistrés à respectivement 229, 331 et 479 DJ dans le cas de la première génération et à 630, 806 et 1 000 DJ dans celui de la deuxième. Des test t appariés et la justesse des prévisions ont confirmé la fiabilité du modèle. Le modèle a montré que la surveillance des effectifs larvaires des Miridae dans les vignobles de climat frais devrait débuter à 200 et à 500 DJ cumulés à compter du 1er mars pour les première et deuxième générations, respectivement. Nous avons mis au point un autre modèle de degrés-jours utilisant les mêmes seuils de température minimale et optimale pour le développement des Miridae dans le but de prévoir les stades phénologiques de la vigne selon l’échelle Eichhorn-Lorenz modifiée. La superposition du modèle mis au point pour les Miridae au modèle élaboré pour la vigne permet d’établir un lien entre le nombre total de captures de Miridae et les stades phénologiques de la vigne et, par conséquent, d’optimiser les ressources disponibles pour la surveillance des populations de Miridae dans les vignobles de climat frais.

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