Cytology of infection, development and expression of resistance to Plasmodiophora brassicae in canola

Deora, A.D., Gossen, B.D., et McDonald, M.R. (2013). « Cytology of infection, development and expression of resistance to Plasmodiophora brassicae in canola », Annals of Applied Biology, 163(1), p. 56-71. doi : 10.1111/aab.12033  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons évalué l’évolution dans le temps et l’expression de la résistance de quatre nouveaux cultivars commerciaux de canola (Brassica napus) résistants à la hernie à quatre isolats de Plasmodiophora brassicae, prélevés dans des parcelles expérimentales où les pathotypes 2, 3, 5 et 6 (système de Williams) étaient dominants au moment de la caractérisation en 2006. Les quatre cultivars se sont révélés très résistants aux quatre isolats, et il n’y avait pas de différence entre leurs réactions à l’infection. Nous avons observé des taux élevés d’infection des poils absorbants, mais les agents pathogènes se développaient plus rapidement chez les cultivars résistants que chez le cultivar sensible (témoin). L’infection secondaire et le développement de la maladie dans les cellules corticales étaient très inhibés chez les quatre cultivars résistants; seulement quelques plasmodes à deux noyaux ont été observés 12 jours après l’inoculation, et très peu de plasmodes ont été observés 18 et 24 jours après l’inoculation. Par contre, chez le cultivar sensible, des spores dormantes pouvaient déjà être observées 24 jours après l’inoculation. Nous avons observé une accumulation d’espèces réactives de l’oxygène formant un anneau dense dans l’endoderme, le péricycle et le cambium chez les témoins sans inoculation et les cultivars résistants avec inoculation. Toutefois, l’anneau d’espèces réactives de l’oxygène a disparu rapidement chez les sujets infectés du cultivar sensible. Les plasmodes ont envahi la stèle des racines des sujets sensibles, en colonisant de manière préférentielle les cellules parenchymateuses du xylème. Nous avons observé une expansion et un élargissement des cellules ligneuses du xylème 35 jours après l’inoculation. L’absence de point précis d’accumulation des espèces réactives de l’oxygène ou de lignification des cellules épidermiques ou corticales chez les cultivars résistants montre que leur principal mécanisme de résistance n’est pas une réaction d’hypersensibilité. L’uniformité de la réaction des cultivars résistants aux quatre isolats de P. brassicae laisse croire que tous ces cultivars pourraient posséder une résistance de grande amplitude attribuable à un ou plusieurs gènes provenant d’une même source, car la plupart des sources de résistance au P. brassicae sont spécifiques à un pathotype.

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