Assessing the effects of climate change on crop production and GHG emissions in Canada.

Smith, W.N., Grant, B.B., Desjardins, R.L., Kröbel, R., Qian, B., Worth, D.E., McConkey, B.G., et Drury, C.F. (2013). « Assessing the effects of climate change on crop production and GHG emissions in Canada. », Agriculture, Ecosystems and Environment, 179, p. 139-150. doi : 10.1016/j.agee.2013.08.015  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les régions nordiques seront probablement fortement touchées par les changements climatiques, et ces changements pourraient favoriser la productivité agricole. Dans le cadre de cette étude, nous avons utilisé le modèle DNDC pour évaluer les effets des changements climatiques sur la production des cultures et les émissions de GES dans des sites où sont menées des expériences de longue durée au Canada. La composante de production agricole du modèle a été paramétrée au moyen de données mesurées. Des simulations ont ensuite été effectuées au moyen de données météorologiques historiques (1961–1990) et des scénarios climatiques SRES du GIEC (2040–2069). Le modèle DNDC a prédit que selon les scénarios SRES et en présence des mêmes cultivars, le rendement du blé de printemps et le rendement du blé d’hiver augmenteraient de 37 % et de 70 %, respectivement, dans l’Ouest du Canada. Le maïs a répondu favorablement à l’augmentation des unités thermiques de croissance aux sites situés dans l’est, affichant une hausse de rendement de 60 %. À tous les sites, une augmentation supplémentaire des rendements était prévue dans l’hypothèse où de nouveaux cultivars plus exigeants en termes de degrés-jours de croissance seraient utilisés. Il s’agit d’augmentations notables, car selon les indices estimatifs de déficit hydrique du sol, la quantité d’eau disponible pour les cultures pourrait être moindre dans l’avenir. Cependant, compte tenu de l’augmentation de l’efficience de l’utilisation de l’eau lorsque la concentration de CO2 est élevée, le modèle DNDC a prédit une baisse du stress hydrique causé aux cultures. Selon le modèle, les émissions d’oxyde de diazote par tonne de blé augmenteraient dans la plupart des régions de l’Ouest du Canada d’environ 60 % en moyenne pour les scénarios SRES A1b et A2, et d’environ 30 % pour le scénario B1. Les émissions d’oxyde de diazote par unité de surface augmenteraient dans le cas du maïs dans les sites situés à l’est, mais demeureraient stables par tonne de grain. Les résultats du modèle indiquent que les changements climatiques favoriseront une augmentation de la production des cultures au Canada. Cette augmentation pourrait toutefois être accompagnée d’une hausse des émissions nettes de GES dans le cas des cultures céréalières à petite échelle.

Date de modification :