Changes in Soil P Fractions for a Long-Term Corn-Soybean Rotation with Tillage and P Fertilization.

Shi, Y., Ziadi, N., Messiga, A.J., Lalande, R., et Hu, Z.Y. (2013). « Changes in Soil P Fractions for a Long-Term Corn-Soybean Rotation with Tillage and P Fertilization. », Soil Science Society of America Journal, 77(4), p. 1402-1412. doi : 10.2136/sssaj2012.0427  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Une étude de l’effet à long terme des pratiques agricoles sur la teneur en P du sol pourrait nous aider à mieux comprendre le cycle du P dans le sol et donc à améliorer l’utilisation des engrais phosphorés. Dans le cadre de la présente étude, nous avons évalué les effets du travail du sol et de la fertilisation phosphorée sur les diverses fractions du P du sol au cours de périodes de culture de 10 et de 16 années. En 1992, une expérience de rotation à long terme de maïs (Zea mays L.) et de soja [Glycine max (L.) Merr.] a été mise en place dans l’est du Canada. Des échantillons de sol (0–15 cm) ont été prélevés en 2002 et en 2008 au printemps, avant l’ensemencement du maïs, dans des parcelles labourées à la charrue à versoir (MP) ou laissées sans travail du sol (NT), fertilisées à raison de 0, 17,5 ou 35 kg P ha‑1 ainsi que 160 kg N ha‑1. Ces engrais n’étaient appliqués que les années de culture du maïs. Les échantillons de sol ont été analysés quant à leur teneur en P des différentes fractions, à leur teneur en P mesurée par la méthode Mielich-3 (PM3), à leur indice de saturation en P (ISP) et à d’autres propriétés chimiques. Nous avons ainsi constaté que la PM3 et l’ISP étaient plus élevés dans les parcelles NT que dans les parcelles MP et augmentaient en outre avec le taux de fertilisation phosphorée. Au bout de 10 années, la teneur en P-résine était plus élevée dans les parcelles NT fertilisées que dans les parcelles MP fertilisées. Nous avons obtenu des résultats semblables au bout de 16 années pour le P inorganique (Pi) extrait au NaHCO3. La fertilisation phosphorée avait pour effet d’accroître la teneur du sol en P des fractions labiles et en P‑HCl au bout de 10 années mais d’accroître sa teneur en Pi de toutes les fractions au bout de 16 années. Ces résultats semblent indiquer que les effets de la fertilisation phosphorée augmentent avec le temps. Dans le cas des deux périodes de culture, la teneur du sol en P total a diminué quel que soit le traitement. Cette diminution visait principalement le P‑résine, le P‑HCl, le P organique extrait au NaOH et le P résiduel, qui représentaient 83 à 98 % des pertes. Les régressions calculées entre la teneur en P total et le bilan cumulatif du P révèlent que la variation de ce bilan représente 61 % de la variation du P total au bout de 10 années et 43 % au bout de 16 années. Les corrélations positives existant entre toutes les fractions de Pi et le bilan cumulatif du P semblent indiquer que la combinaison de culture sans travail du sol et de fertilisation phosphorée avait accru la teneur du sol en P des fractions inorganiques et ainsi amélioré à la fois le bilan du P et la capacité du sol de fournir du P.

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