Spaceflight Influences both Mucosal and Peripheral Cytokine Production in PTN-Tg and Wild Type Mice.

McCarville, J.L., Clarke, S.T., Shastri, P., Kalmokoff, M.L., Brooks, S.P.J., et Green-Johnson, J.M. (2013). « Spaceflight Influences both Mucosal and Peripheral Cytokine Production in PTN-Tg and Wild Type Mice. », PLoS ONE, 8(7), p. e68961. doi : 10.1371/journal.pone.0068961  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le vol spatial est associé à plusieurs troubles de santé, dont une baisse des défenses immunitaires. Nous avons évalué pendant une période de 91 jours les effets d’un vol spatial prolongé sur certains des paramètres immunitaires de souris de type sauvage (Ts) et de souris transgéniques surexprimant la pléiotrophine sous l’action du promoteur de l’ostéocalcine spécifique du tissu osseux humain (PTN-Tg) en utilisant le nouveau système Mouse Drawer System (MDS) à bord de la Station spatiale internationale. Les effets du vol prolongé sur les souris PTN-Tg et Ts ont été déterminés par comparaison à des souris PTN-Tg et Ts témoins gardées sur Terre et dans un vivarium. La concentration d’interleukine-2 (IL-2) et de facteur de croissance transformant bêta 1 (TGF-ß1) a été mesurée dans les muqueuses et les tissus systémiques des souris Ts et PTN-Tg. Le contenu du côlon a aussi été analysé pour l’évaluation d’éventuels effets sur le microbiote intestinal, mais aucune conclusion ferme n’a pu être tirée en raison des contraintes imposées par la charge utile du MDS et le moment des prélèvements. Les concentrations d’IL-2 et de TGF-ß1 dans les tissus du côlon et les nœuds lymphatiques de l’organisme présentaient des différences associées au vol spatial par comparaison aux valeurs mesurées chez les souris témoins gardées sur Terre. La concentration totale de TGFb1 dans les tissus du côlon était plus faible chez les souris Ts et les souris PTN-Tg du vol spatial que chez les souris témoins gardées sur Terre. Chez les souris Ts du vol spatial, les concentrations d’IL-2 et de TGF-ß1 dans les nœuds lymphatiques inguinaux et brachiaux étaient moins élevées que chez les souris Ts témoins gardées sur Terre, mais cette différence n’était pas caractéristique des souris PTN-Tg. Chez les souris Ts témoins gardées en vivarium, la concentration de TGF-ß1 et d’IL-2 actifs dans les nœuds lymphatiques inguinaux était plus élevée que chez les souris PTN-Tg. Les résultats de ces travaux laissent supposer une compartimentation des effets du vol spatial sur les paramètres immunitaires de la souris.

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