Assessment of lameness in sows using gait, footprints, postural behaviour and foot lesions analysis.

Grégoire, J., Bergeron, R., D'Allaire, S., Meunier-Salaün, M.-C., et Devillers, N. (2013). « Assessment of lameness in sows using gait, footprints, postural behaviour and foot lesions analysis. », Animal, 7(7), p. 1163-1173. doi : 10.1017/S1751731113000098  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

En production porcine, la boiterie chez la truie n’est pas sans conséquence économique et représente un important problème de bien-être animal. Nous avons entrepris les travaux présentés ici pour mettre au point des méthodes d’évaluation et de quantification de la boiterie chez les truies de reproduction. Dans ces travaux, cinq méthodes d’évaluation de la boiterie ont été comparées entre elles et avec un système de pointage visuel de la démarche utilisé comme référence; ces cinq méthodes sont l’analyse des empreintes, la cinématique, les accéléromètres, l’observation du mouvement de lever et la recherche des lésions podales. Nous avons choisi par évaluation visuelle de la démarche 50 truies de différents rangs de mise bas et stades de la gestation et nous les avons réparties en trois groupes : boiteuses (B), légèrement boiteuses (LB) et normales (N). Les truies retenues ont ensuite été évaluées au moyen de chacune des méthodes étudiées. La cinématique a révélé que la vitesse de marche des truies B était moins élevée que celle des truies N (B : 0,83 ± 0,04, N : 0,96 ± 0,03 m/s; P < 0,05), une foulée plus courte que celle des truies LB (B : 93,0 ± 2,6, LB : 101,2 ± 1,5 cm; P < 0,05) et une durée de station debout plus longue que celle des truies LB et des truies N (B : 0,83 ± 0,03, LB : 0,70 ± 0,03, N : 0,69 ± 0,02 s; P < 0,01). Les mesures prises au moyen des accéléromètres ont indiqué que les truies B passaient moins de temps debout au cours d’une période de 24 heures (B : 6,3 ± 1,3, LB : 13,7 ± 2,4, N : 14,5 ± 2,4 %; P < 0,01), se couchaient plus tôt après avoir mangé (B : 33,4 ± 4,6, LB : 41,7 ± 3,1, N : 48,6 ± 2,9 min; P < 0,05) et avaient tendance à piétiner plus souvent durant l’heure suivant les repas (B : 10,1 ± 2,0, LB : 6,1 ± 0,5, N : 5,4 ± 0,4 pas/min de station debout; P = 0,06) que les truies N, les valeurs mesurées chez les truies LB étant intermédiaires. L’observation visuelle du dos des truies a révélé que 64 % des truies B avaient le dos arqué, par comparaison à 14 %, seulement, chez les truies N (P = 0,02). Enfin, l’analyse des empreintes, l’observation du mouvement de lever et la recherche de lésions podales n’ont pas permis de détecter de différences significatives entre les truies B, LB et N . Nous avons conclu que plusieurs des variables quantitatives obtenues par la cinématique et avec les accéléromètres ont permis d’identifier des indicateurs fiables de la boiterie chez la truie. Il faudrait approfondir la question pour connaître le lien entre ces indicateurs et les causes de la boiterie et mettre au point des méthodes qui puissent s’utiliser à la ferme.

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