Self-(in)compatibility inheritance and allele-specific marker development in yellow mustard (Sinapis alba).

Zeng, F. et Cheng, B.F. (2014). « Self-(in)compatibility inheritance and allele-specific marker development in yellow mustard (Sinapis alba). », Molecular Breeding, 33(1), p. 187-196. doi : 10.1007/s11032-013-9943-8  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le système de reproduction de la moutarde blanche (Sinapis alba) se caractérise par une auto-incompatibilité du sporophyte. Or, des lignées pures auto-incompatibles (AI) et autocompatibles (AC) génétiquement stables ont récemment été mises au point pour cette plante cultivée. Il est donc très important, du point de vue de l’amélioration végétale, de bien comprendre l’haplotype S des diverses lignées pures ainsi que la transmission héréditaire du caractère que constitue l’autocompatibilité ou l’auto-incompatibilité. Dans le cadre de la présente étude, nous avons employé des amorces spécifiques aux gènes des locus S du Brassica rapa et du Brassica oleracea pour cloner les gènes des locus S des lignées auto-incompatibles Y514 et Y1130 ainsi que des lignées autocompatibles Y1499 et Y1501. L’amplification par PCR et le séquençage de l’ADN de ces gènes ont révélé que la lignée Y514 possédait un haplotype S de classe I, tandis que les lignées Y1130, Y1499 et Y1501 possédaient un haplotype S de classe II. Nos études génétiques révèlent que l’auto-incompatibilité est un caractère dominant par rapport à l’autocompatibilité et est régie par un seul gène chez les produits des croisements Y514 × Y1499 et Y1130 × Y1501. Parmi les 5 paires d’amorces polymorphes spécifiques aux gènes du locus S, les paires Sal-SLGI et Sal-SRKI ont chacune généré un seul marqueur dominant pour le phénotype AI de la lignée Y514, les paires Sal-SLGII et Sal-SRKII ont généré un ou plusieurs marqueurs dominants pour le phénotype AC des lignées Y1501 et Y1499, et la paire Sal-SP11II a généré un seul marqueur dominant pour la lignée Y1130. Ces marqueurs présentaient une ségrégation commune avec les phénotypes AI ou AC dans les populations F2 issues des deux croisements. De plus, nous avons obtenu des marqueurs codominants en mélangeant deux paires d’amorces polymorphes respectivement propres à chaque parent pour la PCR multiplex, ce qui a permis de déterminer si le caractère était à l’état homozygote ou hétérozygote dans les populations F2. L’emploi de marqueurs propres à chaque allèle s’est avéré très utile pour la sélection des génotypes AC recherchés dans le cadre de notre programme d’amélioration de la moutarde blanche.

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