Effects of ractopamine administration and castration method on the response to pre-slaughter stress and carcass and meat quality in pigs of two Piétrain genotypes.

Rocha, L.M., Bridi, A.M., Foury, A., Mormède, P., Weschenfelder, A.V., Devillers, N., Bertoloni, W., et Faucitano, L. (2013). « Effects of ractopamine administration and castration method on the response to pre-slaughter stress and carcass and meat quality in pigs of two Piétrain genotypes. », Journal of Animal Science, 91(8), p. 3965-3977. doi : 10.2527/jas.2012-6058  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Cette étude visait à évaluer, chez des porcs de deux génotypes Piétrain, les effets de la ractopamine, de la méthode de castration et de l’interaction de ces deux éléments sur le comportement des animaux et leur réponse physiologique au stress avant l’abattage, de même que sur la qualité de la carcasse et de la viande. Au total, 1488 mâles (115 ±5 kg poids vif) ont été répartis selon un plan factoriel 2 × 2 × 2. Le premier facteur examiné a été la ractopamine : deux groupes de porcs (376 et 380 animaux), dont l’un a reçu 7,5 ppm de ractopamine (RAC) au cours des 28 derniers jours de la période d’engraissement. (NRAC = groupe qui n’a pas reçu de RAC.) Le deuxième facteur examiné a été la méthode de castration : 744 castrations chirurgicales (CC) et 744 immunocastrations (IC); et le troisième facteur, le génotype : animaux hybrides contenant 50 % (génotype A; GA; n = 744) ou 25 % (génotype B; GB; n = 744) de gènes Piétrain. La castration chirurgicale a été faite lorsque les animaux étaient âgés de 2 jours, tandis que dans le cas de l’immunocastration, les animaux ont reçu deux injections sous-cutanées d’analogue du facteur de libération de la gonadotrophine (GnRF) (Improvest, 2 mL) 10 et 4 semaines avant l’abattage. Au moment du chargement des animaux, le manipulateur devait utiliser plus de commandes vocales pour faire avancer les porcs GB dans l’allée de l’exploitation (P = 0,01) et pour faire passer les porcs RAC‑GB sur la rampe (P = 0,02). Dans les installations d’attente à l’abattoir, les combats étaient plus fréquents chez les IC qui avaient reçu la RAC que chez les CC (P = 0,03). Chez les porcs qui avaient reçu la RAC, les combats duraient moins longtemps que chez ceux qui n’en avaient pas reçu (NRAC) [P = 0,05). Chez les porcs CC‑GA, la température du tube digestif était plus élevée durant le déchargement (P = 0,05) et dans le parc d’attente (P = 0,03). Les concentrations sanguines de créatine kinase (CK) étaient plus élevées (P = 0,04) chez les porcs CC que chez les IC, et aucune différence n’a été observée dans les concentrations d’hormones du stress dans l’urine prélevée après l’abattage. Le rendement à l’habillage était meilleur (P = 0,01) chez les porcs RAC et CC‑GB. La carcasse des porcs RAC et IC était plus maigre que celle des porcs NRAC et CC (P < 0,001 et P =0,002, respectivement). Chez les porcs IC qui avaient reçu de la RAC, la perte de liquide du longissiums (LM) au ressuage était plus importante (P = 0,05). Les valeurs de la force de cisaillement mesurée par la méthode de Warner-Bratzler (FCWB) étaient légèrement plus élevées dans le LM des porcs RAC‑GB et IC (P = 0,01 et P < 0,001, respectivement) ainsi que dans le Semimembranosus des porcs RAC (P = 0,006). En conclusion, l’immunocastration pourrait être une meilleure solution de rechange à l’administration de ractopamine que l’utilisation de génotypes Piétrain, car elle semble favoriser la production carcasses maigres sans compromettre le bien-être de l’animal ni la qualité de la viande de porc.

Date de modification :