Proteomics analysis suggests broad functional changes in potato leaves triggered by phosphites and a complex indirect mode of action against Phytophthora infestans.

Lim, S., Borza, T., Peters, R.D., Coffin, R.H., Al-Mughrabi, K.I., Pinto, D.M., et Wang-Pruski, G. (2013). « Proteomics analysis suggests broad functional changes in potato leaves triggered by phosphites and a complex indirect mode of action against Phytophthora infestans. », Journal of Proteomics. doi : 10.1016/j.jprot.2013.03.010  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les fongicides à base de phosphites (sels d’acide phosphoreux; Phi) sont de plus en plus employés pour lutter contre les oomycètes pathogènes, comme le Phytophthora infestans, l’agent du mildiou. Chez les végétaux, de faibles quantités de Phi induisent la résistance par un mécanisme d’action indirecte. Nous avons utilisé le marquage isotopique iTRAQ pour étudier l’effet des phosphites sur le protéome de plantes de pomme de terre avant et après l’infection par le P. infestans. Dans le protéome des feuilles de pomme de terre traitées au Phi, 93 protéines étaient régulées de façon différentielle (62 à la hausse et 31 à la baisse) sur les 1172 qui ont pu être identifiées de manière reproductible. Quatre jours après l’inoculation du P. infestans, 16 des 31 protéines régulées à la baisse étaient toujours régulées à baisse, et 42 des 62 protéines régulées à la hausse étaient toujours régulées à la hausse. Parmi ces dernières, on trouvait 90 % des protéines de défense, dont des protéines associées à la pathogenèse, à la réponse au stress et à la détoxification. Pour complémenter cette étude protéomique, nous avons mesuré l’accumulation du callose et analysé l’ultrastructure des tissus foliaires. Il s’agit de la première analyse protéomique approfondie du mécanisme d’action indirecte des Phi qui mette en évidence les effets généraux de ces substances sur les défenses et le métabolisme de la plante. Les données de protéomique et l’examen microscopique donnent à penser que les Phi pourraient déclencher une réaction d’hypersensibilité qui induirait la résistance des feuilles de pomme de terre au P. infestans.

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