Acid hydrolysis to define a biologically-resistant pool is compromised by carbon loss and transformation. Short communication.

Greenfield, L.G., Gregorich, E.G., Van Kessel, C., Baldock, J.A., Beare, M.H., Billings, S.A., Clinton, P., Condron, L.M., Hill, S., Hopkins, D.W., et Janzen, H.H. (2013). « Acid hydrolysis to define a biologically-resistant pool is compromised by carbon loss and transformation. Short communication. », Soil Biology & Biochemistry, 64, p. 122-126. doi : 10.1016/j.soilbio.2013.04.009  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le carbone (C) biologiquement résistant constitue la majeure partie du C dans la plupart des sols et est souvent estimé par séparation chimique de la fraction de matière organique du sol (MOS) qui n'est pas hydrolysée par un acide fort et qui présente un plus grand âge radiocarbone et un renouvellement plus lent que l'ensemble de la MOS. Dans cette étude, nous avons examiné les effets de l'hydrolyse acide (méthode servant à séparer le C non hydrolysable) sur la quantité, la structure et la composition isotopique du C dans des hydrates de carbone purs et dans ceux que renferment des plants de maïs sénescents correspondant aux apports de C à la MOS. Nous montrons que l'hydrolyse produit d'importantes altérations qui causent la perte de masse de C (jusqu'à 75 % de perte préférentielle de 13C) et la synthèse de novo d'une matière non hydrolysable appauvrie en 13C qui est dominée, en ordre décroissant, par des composés aromatiques, des alkyles et des carbonyles. Nous déduisons que des pertes semblables et les transformations du 14C expliqueraient en partie les plus grands âges attribués au C chimiquement résistant, ce qui remet sérieusement en question l'utilisation de l'hydrolyse acide pour identifier cette fraction de MOS et indique que la synthèse de novo durant l'hydrolyse masque la vraie nature chimique de la fraction non hydrolysable de la MOS.

Date de modification :