Reconstructing the phylogeny of aphids (Hemiptera: Aphididae) using DNA of the obligate symbiont Buchnera aphidicola.

Nováková, E., Hypša, V., Klein, J.L., Foottit, R.G., von Dohlen, C.D., et Moran, N.A. (2013). « Reconstructing the phylogeny of aphids (Hemiptera: Aphididae) using DNA of the obligate symbiont Buchnera aphidicola. », Molecular Phylogenetics and Evolution, 68(1), p. 42-54. doi : 10.1016/j.ympev.2013.03.016  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La reconstruction phylogénétique fiable, en tant que cadre d’inférence évolutive, peut être difficile à réaliser chez certains groupes d’organismes. C’est le cas particulièrement des lignées qui se diversifient rapidement, car le manque de données suffisantes peut mener à des résultats variables et instables et à un faible degré de résolution. Il n’est pas étonnant que les taxons qui se diversifient rapidement fassent souvent partie des groupes les plus intéressants sur le plan biologique. Les pucerons en sont un exemple. En raison de la rapidité de leur diversification adaptive, ils affichent une variabilité en ce qui concerne de nombreux caractères biologiques intéressants, mais sont aussi, par conséquent, un groupe qui pose problème d’un point de vue phylogénique. De nombreuses questions intéressantes concernant l’évolution demeurent sans réponse en raison d’incertitudes phylogénétiques et ce, particulièrement dans la famille des Aphididae. Dans la présente étude, nous montrons que les données moléculaires issues des bactéries symbiotiques du genre Buchnera peuvent constituer un outil plus puissant que les séquences dérivées des pucerons. Nous analysons 255 séquences géniques du Buchnera provenant de 70 espèces de pucerons hôtes et comparons les arbres phylogéniques qui sont issus de cette analyse aux phylogénies extraites seulement des séquences de pucerons. Nous constatons que les données sur les hôtes et les symbiontes ne sont pas incompatibles avec les principales conclusions relatives à la phylogénétique. De plus, nous montrons que les phylogénies dérivées des symbiontes soutiennent certaines des relations qui ont déjà été remises en question et présentons de nouvelles indications sur la phylogénie et l’évolution des pucerons.

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