Étude économique sur l’application d’urée à libération lente et l’application fractionnée d’azote comparativement à l’application d’urée non enrobée, avec travail classique et réduit du sol.

Khakbazan, M., Grant, C.A., Finlay, G., Wu, R.G., Malhi, S.S., Selles, F., Clayton, G.W., Lupwayi, N.Z., Soon, Y.K., et Harker, K.N. (2013). « Étude économique sur l’application d’urée à libération lente et l’application fractionnée d’azote comparativement à l’application d’urée non enrobée, avec travail classique et réduit du sol. », Canadian Journal of Plant Science, 93(3), p. 523-534. doi : 10.4141/CJPS2012-107  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Pour évaluer l’usage de l’urée à libération lente (ULL) et voir si un tel amendement pourrait être bénéfique à la gestion de l’azote pour la culture du blé , de l’orge et du canola, on a procédé à une étude de 2004 à 2006, à plusieurs endroits et dans des conditions agricoles différentes, un peu partout dans l’Ouest canadien. L’objectif consistait à évaluer la performance économique relative de l’ULL et de l’urée non enrobée (UNE), c’est-à -dire à établir leur incidence sur le rendement grainier et la qualité des graines, ainsi que sur les coûts et le revenu net, avec travail usuel et travail réduit du sol, dans diverses conditions environnementales. Le revenu net a é té estimé au solde du revenu après défalcation des coûts en espèces, des coûts de propriété sur la machinerie et les bâtiments, ainsi que des coûts de main-d’æuvre. Le taux d’application des engrais azoté s est le principal facteur qui affecte le rendement des cultures et le revenu net. En général, l’application d’UNE donne un revenu net similaire ou supérieur à celui obtenu avec l’application d’ULL, l’application fractionnée d’engrais ou l’application d’un mélange d’ULL et d’UNE. Dans quelques cas restreints, l’application fractionnée d’engrais, d’ULL ou d’ULL mélangée avec de l’UNE augmente le rendement des cultures, comparativement à l’application d’UNE seule. Toutefois, cette hausse de rendement ne suffit pas à couvrir le coût supplémentaire de l’ULL ni des applications fractionné es. Le travail du sol n’a pas un impact cohérent sur le rendement des cultures et le revenu net. Travailler le sol de la manière classique procure un revenu net supérieur au travail réduit du sol pour quelques cultures, dans certaines régions, mais pas partout, pour toutes les cultures. Dans l’ensemble, l’analyse du revenu net révèle que l’application d’ULL ne procure pas un avantage économique sur celle d’UNE.

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