Greenhouse gas flux in a temperate grassland as affected by landform and disturbance.

Braun, M., Bai, Y., McConkey, B.G., Farrell, R.E., Romo, J.T., et Pennock, D.J. (2013). « Greenhouse gas flux in a temperate grassland as affected by landform and disturbance. », Landscape Ecology, 28(4), p. 709-723. doi : 10.1007/s10980-013-9878-9  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La majorité des parcours naturels qui restent au Canada présentent une topographie complexe. Les flux de gaz à effet de serre (GES) dans les parcours naturels présentant un relief en bosses et creux n’ont pas été adéquatement étudiés, et les données quant aux sources et aux puits de GES à l’échelle nationale sont donc lacunaires. Dans la présente étude, nous avions comme objectifs de déterminer les effets de la topographie et du fauchage sur les flux de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et d’oxyde de diazote (N2O) et d’établir des corrélations entre ces flux et des facteurs biotiques et abiotiques. Nous avons étudié les flux de GES associés à six éléments topographiques (concaves et convexes faisant face au nord, concaves et convexes faisant face au sud, hautes terres et dépressions), d’étendues de prairie mixte du nord du Canada pendant 2 ans en forçant un fauchage au début du printemps. Les flux de GES ont varié de façon importante dans le temps : de 3,0 à 40,4 kg CO2–C ha-1 j-1, de 0,1 à 2,6 g N2O–N ha-1 j-1 et de −0,25 à −0,01 g CH4–C ha-1 j-1. Les flux de GES étaient modifiés par les variations de la teneur en eau et de la température du sol en fonction de l’emplacement. La plus forte production de CO2 a été mesurée dans une dépression, la principale explication étant les conditions d’humidité du sol particulièrement favorables. Le fauchage a fait augmenter le flux de CO2 de façon plus marquée que les flux de CH4 et de N2O. Les espèces végétales dominantes variaient selon les six éléments topographiques, mais le type de communauté végétale pourrait ne pas être toujours être un indicateur direct fiable des émissions de GES des praires lorsque les précipitations sont faibles. Les émissions nettes de GES des parcours naturels de la Saskatchewan étaient relativement faibles, mais le potentiel d’accroissement des émissions par une modification de la gestion des terres pourrait être grand. Nos résultats semblent indiquer que dans les praires mixtes, les pratiques de gestions exemplaires destinées à maintenir la santé des prairies, comme le pâturage modéré, pourraient également réduire les émissions de GES.

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