Blackleg disease of canola mitigated by resistant cultivars and four-year crop rotations in western Canada.

Kutcher, H.R., Brandt, K., Smith, E.G., Ulrich, D.J., et Malhi, S.S. (2013). « Blackleg disease of canola mitigated by resistant cultivars and four-year crop rotations in western Canada. », Canadian Journal of Plant Pathology. doi : 10.1080/07060661.2013.775600  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans l'Ouest canadien, le canola est traditionnellement cultivé en rotation, tous les quatre ans, afin de réduire les pertes causées par les maladies et les insectes. Récemment, les agriculteurs ont commencé à produire de plus en plus de canola en raison des débouchés et des cultivars améliorés. Cette étude a été lancée pour examiner les conséquences d'une production de canola en rotations plus intensives, intégrée aux pratiques courantes de gestion des maladies, y compris l'utilisation de cultivars résistants à la jambe noire et de fongicides. Une expérience a été conduite avec un dispositif split-plot à 4 répétitions à Scott et Melfort, en Saskatchewan, basée sur des rotations effectuées annuellement ainsi que tous les deux, trois et quatre ans avec des pois, du blé et du lin, en utilisant un cultivar de canola résistant et un cultivar de canola sensible à la jambe noire. Des sous-parcelles ont été utilisées pour le traitement de la jambe noire et de la pourriture sclérotique par l'application de fongicides. La fréquence et la gravité de la jambe noire ont augmenté lorsque les rotations étaient de moins de quatre ans, indépendamment du cultivar de canola utilisé, bien que le cultivar résistant fût moins touché par la maladie que le cultivar sensible. Le rendement du cultivar résistant à la jambe noire était semblable dans les rotations bisannuelles, trisannuelles et quadriennales. L'application de fongicides a été peu efficace pour ce qui a été de maintenir le rendement. Les résultats suggèrent que les cultivars qui affichent une forte résistance à la jambe noire peuvent être semés plus d'une fois tous les quatre ans tout en subissant des pertes de rendement limitées. Toutefois, l'accroissement de la gravité de l'infection et du volume de résidus infectés résultant de l'intensification des rotations, ce qui survient également avec les cultivars résistants, augmentent les risques d'arrière-effets de l'inoculum, de perte d'efficacité de la résistance variétale et de pertes de rendement. Par conséquent, les producteurs de l'Ouest canadien seraient avisés de ne pas utiliser le canola dans un programme de rotations aussi intensif : une culture de canola tous les quatre ans semble être efficace comme stratégie de gestion de la jambe noire.

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