Benefits of mixing grasses and legumes for herbage yield and nutritive value in Northern Europe and Canada.

Sturludóttir, E., Brophy, C., Bélanger, G., Gustavsson, A.-M., Jørgensen, M., Lunnan, T., et Helgadóttir, Á. (2014). « Benefits of mixing grasses and legumes for herbage yield and nutritive value in Northern Europe and Canada. », Grass and Forage Science, 69(2), p. 229-240. doi : 10.1111/gfs.12037  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’augmentation de la biodiversité dans un écosystème peut en améliorer les fonctions, y compris le rendement en herbe. Nous avons mené des essais dans cinq localités du nord de l’Europe et une localité du Canada, en vue de déterminer si les mélanges de graminées et de légumineuses donnent un meilleur rendement en herbe que les monocultures. En outre, nous avons évalué d’une part la capacité des mélanges à limiter la présence de mauvaises herbes et d’autre part la valeur nutritive de l’herbe obtenue. Le protocole expérimental reposait sur la méthode du simplexe; nous avons cultivé en monoculture quatre espèces présentant des caractères fonctionnels différents, soit la fléole des prés (Phleum pratense L.), le pâturin des prés (Poa pratensis L.), le trèfle rouge (Trifolium pratense L.) et le trèfle blanc (Trifolium repens L.), et onze mélanges se composant de ces quatre espèces, dans des proportions variant systématiquement. Nous avons observé des effets positifs de la diversité, notamment un rendement en matière sèche plus élevé dans le cas des mélanges que dans celui des espèces en monoculture. Les première, deuxième et troisième années, le rendement des mélanges correspondant au centroïde a été de 32, 25 et 21 % plus élevé que le rendement qu’on aurait pu prévoir dans le cas des monocultures, en raison des effets de la diversité. En moyenne, les première, deuxième et troisième années, les mélanges ont été de 9, 15 et 7 % plus productifs que la monoculture la plus productive (sur-rendement transgressif). Cette productivité accrue a persisté tout au long des trois années de récolte de l’étude et était uniforme dans la plupart des localités. En outre, la productivité accrue n’était pas associée à une diminution de la digestibilité de l’herbe et de la concentration en protéines brutes, ce qui est généralement le cas avec l’augmentation du rendement en matière sèche. Enfin, il y avait moins de mauvaises herbes dans les mélanges (< 5 % du rendement en herbe) que dans les monocultures (10 à 60 % du rendement en herbe).

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