Epidemiology of grape anthracnose: Factors associated with defoliation of grape leaves infected by Elsinoë ampelina.

Carisse, O. et Morissette-Thomas, V. (2013). « Epidemiology of grape anthracnose: Factors associated with defoliation of grape leaves infected by Elsinoë ampelina. », Plant Disease, 97(2), p. 222-230. doi : 10.1094/pdis-04-12-0393-re  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’anthracnose est une grave maladie touchant plusieurs cultivars de vigne. Les feuilles infectées tombent prématurément, et un rendement nul ou médiocre peut survenir en cas d’épidémie grave. Comme on connaît mal les facteurs associés à la défoliation des vignobles ayant connu des épisodes d’anthracnose, nous avons entrepris la présente étude sur les relations existant entre la survie des feuilles et divers facteurs météorologiques, pathologiques ou relatifs à l’hôte. De 2006 à 2008, nous avons suivi divers paramètres météorologiques, la gravité de l’anthracnose et l’apparition des feuilles dans un vignoble expérimental laissé sans pulvérisation et naturellement infesté par l’Elsinoë ampelina. Chaque année, deux ou trois fois par semaine, nous avons noté le nombre de feuilles atteintes et le pourcentage de surface foliaire atteinte (PSFA) chez 10 vignes, en examinant 2 pousses par vigne, soit en tout 785 feuilles. Nous avons employé une analyse de survie pour étudier les facteurs influant sur la défoliation et modéliser le temps de survie des feuilles. Selon notre estimation, le temps de survie médian se situait entre 117 et 121 jours. En nous fondant sur la probabilité de survie estimée par la méthode Kaplan-Meier, nous avons constaté que le type de saison, le PSFA de la feuille et le PSFA de la pousse à la première évaluation, la durée et la hauteur de la pluie à la première infection ainsi que la gravité de l’infection et l’âge de la feuille à la première infection et à la première infection grave avaient un effet significatif sur le temps de survie de la feuille. En nous fondant sur un modèle de défaillance accélérée faisant appel à la distribution de Weibull, nous avons constaté que les variables les plus significatives étaient les PSFA de la feuille et de la pousse à la première évaluation, l’âge de la feuille à la première infection et la durée de la pluie. Chaque augmentation de 1 % du PSFA par feuille, du PSFA par pousse ou du nombre de jours de pluie réduisait le temps de survie de la feuille de 2,84, 1,02 ou 0,66 %, respectivement, tandis que chaque augmentation de 1 jour de l’âge de la feuille à la première infection augmentait son temps de survie de 2,88 %. Selon nos résultats, pour éviter une chute précoce des feuilles, il faut empêcher le PSFA de dépasser 25 %, en réduisant la quantité d’inoculum au moyen de mesures d’assainissement et en appliquant un fongicide en début de saison pour prévenir l’infection des jeunes feuilles.

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