Establishing suppressive conditions against soilborne potato diseases with low rates of fish emulsion applied serially as a pre-plant soil amendment.

Abbasi, P.A. (2013). « Establishing suppressive conditions against soilborne potato diseases with low rates of fish emulsion applied serially as a pre-plant soil amendment. », Canadian Journal of Plant Pathology, 35(1), p. 10-19. doi : 10.1080/07060661.2012.740076  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Un amendement de sol à base d'émulsion de poissons (EP) peut enrayer la gale de la pomme de terre et la flétrissure verticilienne, mais le taux d'application (20 000 L ha-1) n'est pas économiquement viable. Le but de cette étude de quatre ans était d'établir les conditions inhibitrices qui contraient les maladies terricoles de la pomme de terre et permettaient d'accroître le rendement en tubercules, et ce, en utilisant des taux d'application d'EP économiquement viables. De l'automne 2007 au printemps 2010, des solutions diluées d'EP (1000 et 2000 L ha-1, ou 0.05 et 0.1%) ont été appliquées deux fois par année à des parcelles de terrain ou à des microparcelles, avant de semer et après avoir récolté les pommes de terre. Sur les microparcelles, de l'EP (0.1%) appliqué sur un sol infesté (site BL) a invariablement réduit la gravité de la gale de 44.9% (2008), de 44.8% (2009) et de 30.9% (2010), comparativement aux microparcelles témoins. La gravité de la gale observée sur les tubercules récoltés dans ces parcelles était également faible en 2011 quand les applications d'EP avaient cessé, mais l'effet n'était pas significatif. Sur les parcelles de terrain, l'EP (2 000 L ha-1) a invariablement réduit la gravité de la gale de 45% (2008), de 53% (2009), de 44% (2010) et de 38% (2011), a réduit le pourcentage de tubercules affichant des lésions profondes de 48% (2008), de 51% (2009), de 66% (2010) et de 77% (2011) et a augmenté le pourcentage de tubercules de qualité marchande de 37% (2008), de 83% (2009), 20% (2010) et de 8% (2011). Au cours des trois premières années des essais en champ, les parcelles de terrain affichaient également un faible pourcentage de plants de pommes de terre infectés par Verticillium dahliae. Les traitements à l'EP ont accru le rendement en pommes de terre de 7 à 20% au cours des trois premières années, mais il n'y a pas eu d'effet marqué durant la quatrième année lorsqu'on n'a pas appliqué d'EP. Le taux de tubercules de qualité marchande était invariablement plus élevé dans les parcelles amendées avec l'EP (2000 L ha-1). Les traitements à base d'EP ont accru l'abondance des populations de bactéries dans le sol, mais, au cours de la quatrième année, alors que les applications d'EP avaient cessé, l'abondance est retombée au niveau des parcelles témoins. Le nombre total de champignons est resté inchangé. Les résultats suggèrent que des taux économiquement viables d'EP peuvent enrayer la maladie et améliorer le rendement en tubercules. En outre, l'effet du traitement peut durer un an ou plus après la dernière application.

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