Short-term effects of mineral and organic fertilizer on denitrifiers, nitrous oxide emissions and denitrification in long-term amended vineyard soils.

Tatti, E., Goyer, C., Zebarth, B.J., Burton, D.L., Giovannetti, L., et Viti, C. (2013). « Short-term effects of mineral and organic fertilizer on denitrifiers, nitrous oxide emissions and denitrification in long-term amended vineyard soils. », Soil Science Society of America Journal, 77(1), p. 113-122. doi : 10.2136/sssaj2012.0096  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans le cadre de la présente étude, nous avons examiné les effets à court terme (c.‑à‑d. 21 jours) de l’épandage sur une longue période (c.‑à‑d. des épandages pendant 8 ans) d’engrais minéraux ou biologiques sur l’abondance des communautés dénitrifiantes, le nombre de transcrits d’ARNm des gènes de dénitrification, le taux de dénitrification et les émissions de N2O. Des échantillons de sol ont été recueillis dans un vignoble en Italie, où on épand annuellement de l’engrais minéral (système d’exploitation classique, SC) ou du compost municipal (système d’exploitation biologique, SB). Chaque échantillon a été incubé selon trois traitements : aucun amendement du sol, ajout de NH4NO3 et ajout de compost municipal. Les microcosmes présents dans le sol traité avec du compost comprenaient une plus forte abondance de bactéries porteuses des gènes nirS, nirK et nosZ comparativement au sol traité avec de l’engrais classique. Avec le temps, l’ajout de compost à court terme accroît l’abondance de bactéries porteuses du gène nirK dans les sols où l’on utilise un SC et un SB, alors que l’abondance de bactéries porteuses des gènes nirS et nosZ a seulement augmenté après l’ajout de compost sur le sol où l’on a recours à un SB. Pour tous les traitements, le nombre de transcrits d’ARNm du gène nosZ était à tous les moments plus élevé dans le sol exploité de façon biologique que dans le sol exploité de façon classique. De plus, le nombre de transcrits d’ARNm du gène nosZ a augmenté au fil du temps après l’épandage de compost sur les sols où l’on utilise un SC et un SB, et les émissions de N2O provenant des deux types de sol étaient plus élevées dans les échantillons auxquels a été ajouté du NH4NO3 que dans les échantillons non traités et ceux qui ont reçu un ajout de compost. Après un traitement de NH4NO3, la dénitrification était plus élevée dans le sol où l’on utilise un SB que dans celui où l’on utilise un SC. Dans tous les cas, les taux de dénitrification étaient beaucoup plus élevés que les concentrations de N2O, ce qui suggère que la plupart des émissions sont sous forme de N2. Dans le présent article, nous montrons que l’épandage à long terme de compost de déchets urbains a clairement modifié les communautés de bactéries dénitrifiantes ainsi que la réponse de la dénitrification et des émissions de N2O aux différents amendements du sol à court terme.

Date de modification :