Greenhouse gas emission intensities of grass silage based dairy and beef production: A systems analysis of Norwegian farms.

Bonesmo, H., Beauchemin, K.A., Harstad, O.M., et Skjelvåg, A.O. (2013). « Greenhouse gas emission intensities of grass silage based dairy and beef production: A systems analysis of Norwegian farms. », Livestock Science, 152(2-3), p. 239-252. doi : 10.1016/j.livsci.2012.12.016  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Pour accroître la production alimentaire tout en atténuant ses effets sur les changements climatiques, les systèmes agricoles de l’avenir devront réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) par unité de produit (c. à d. l’intensité des émissions de GES). Pour estimer le niveau et la variation de l’intensité des émissions de GES dans les exploitations laitières de la Norvège, nous avons procédé à l’analyse de 30 exploitations laitières afin de calculer les émissions de GES à l’échelle des exploitations, exprimées en équivalents CO2 (éq. CO2) par kg de lait à teneur normalisée en gras et en protéines (LTNGP) et en éq. CO2 par kg de carcasses vendu. Le modèle HolosNor a été mis au point pour estimer les émissions nettes de GES imputables aux exploitations laitières, y compris les variations de C dans le sol. Le modèle nécessite des intrants à l’échelle de l’exploitation relativement aux caractéristiques physiques du sol, aux conditions météorologiques et aux opérations agricoles. D’après des données de 2008, l’intensité des émissions de GES a été estimée à 1,02 kg d’éq. CO2 kg-1 de LTNGP, à 21,67 kg d’éq. CO2 kg-1 de carcasses de vaches de réforme et de génisses vendu, et à 17,25 kg d’éq. CO2 kg-1 de carcasses de jeunes taureaux vendu. En moyenne, les émissions de CH4 entérique constituaient la plus importante source de GES par unité de LTNGP et de poids des carcasses; elles se sont établies à 0,39 kg d’éq. CO2 kg-1 de LTNGP, à 8,34 kg d’éq. CO2 kg-1 de carcasses de vaches de réforme et de génisses et à 6,84 kg d’éq. CO2 kg-1 de carcasses de jeunes taureaux. La variation des émissions estimatives de N2O du sol est le facteur qui a le plus contribué à la variation totale des émissions parmi les exploitations laitières; la différence entre les niveaux minimal et maximal a été estimée à 0,30 kg d’éq. CO2 kg-1 de LTNGP et à 6,43 et 6,49 kg d’éq. CO2 kg-1 de carcasses de vaches de réforme et de génisses et de carcasses de jeunes taureaux, respectivement. D’autres sources d’émissions de GES ont également varié de façon considérable entre les exploitations. Comme dans le cas des émissions de N2O, des émissions de CH4 entérique plus élevées, l’utilisation d’énergie indirecte pour la production d’intrants agricoles et les variations de C dans le sol ont contribué à l’intensité supérieure des émissions de GES de certaines exploitations. Dans le cadre de notre étude, nous avons estimé qu’il y avait d’importantes variations de l’intensité des GES entre les exploitations laitières de la Norvège, et nous avons constaté que les émissions étaient sensibles aux mesures d’atténuation. La production de lait et de bovins constitue un système biologique complexe; les différentes mesures d’atténuation ont donc plus de chances de réussir si elles sont mises en œuvre petit à petit. Ainsi, la contribution la plus utile de la présente étude a été l’établissement d’un cadre de référence pour l’utilisation d’un outil permettant d’évaluer différentes mesures d’atténuation propres à chaque exploitation de production de lait et de bovins en Norvège.

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