Chaumes pour la culture du blé d’hiver dans la zone des sols noirs de l’Ouest canadien.

Irvine, R.B., Lafond, G.P., May, W.E., Kutcher, H.R., Clayton, G.W., Harker, K.N., Turkington, T.K., et Beres, B.L. (2013). « Chaumes pour la culture du blé d’hiver dans la zone des sols noirs de l’Ouest canadien. », Canadian Journal of Plant Science, 93(2), p. 261-270. doi : 10.4141/CJPS2012-198  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La production de blé d’hiver (Triticum aestivum L.) n’a pas encore atteint son potentiel maximal dans les Prairies canadiennes. D’autres types de chaume sont nécessaires si l’on veut surmonter le problème de la plantation en temps opportun du blé d’hiver dans les champs de colza tardif (Brassica napus L.). Les auteurs ont entrepris une étude dans les provinces des Prairies canadiennes en vue d’identifier le type de chaume idé al pour la culture du blé d’hiver et de quelques céréales printanières dans la zone des sols noirs. Ils ont aménagé des parcelles de chaume de blé de printemps (Triticum aestivum L.), de canola, de pois (Pisum sativum L.), d’orge grainière et d’orge d’ensilage (Hordeum vulgare L.) ainsi que d’avoine (Avena sativa L.) à quatre endroits dans l’ouest du Canada, puis ont établi une nouvelle parcelle expérimentale à chaque endroit pendant trois ans. L’année suivant la création des parcelles, ils ont cultivé du blé d’hiver, du blé roux de printemps, de l’orge et de l’avoine sur chaque type de chaume, à chaque site. Le blé d’hiver et les céréales printanières donnent souvent le meilleur rendement et la plus forte concentration de protéines dans le grain quand on les cultive sur du chaume d’orge d’ensilage, de pois ou de canola, comparativement au chaume d’une autre nature. Le rendement et la teneur en protéines du grain des céréales printanières atteignent toujours leur valeur optimale quand celles-ci sont cultivées sur du chaume de pois. Les paramè tres de production du blé d’hiver varient le plus avec les combinaisons site-culture et une étude plus approfondie révè le que cette variabilité pourrait venir de la plantation du blé d’hiver sur le chaume de canola ou de pois. Parmi les meilleurs chaumes, on observe des résultats moins variables quand on cultive le blé d’hiver sur du chaume d’orge d’ensilage, signe qu’une gestion adéquate des déchets de culture atténuerait la variabilité observée avec le chaume de canola et de pois. Les ré sultats donnent à penser qu’il existe d’autres possibilités que le canola pour la culture du blé d’hiver dans l’Ouest canadien.

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