Genetic diversity of Guernsey population using pedigree data and gene-dropping simulations.

Melka, M.G., Sargolzaei, M., Miglior, F., et Schenkel, F.S. (2013). « Genetic diversity of Guernsey population using pedigree data and gene-dropping simulations. », Animal, 7(2), p. 192-201. doi : 10.1017/s1751731112001723  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Par la présente étude, nous avions comme objectifs d’analyser la tendance en matière de diversité génétique intra-race et de déterminer les principales causes de la perte de diversité génétique chez la race guernesey dans trois pays. Nous avons analysé les fiches généalogiques de la population de la race guernesey du Canada (GCN) [130 927 fiches], d’Afrique du Sud (GAS) [18 593 fiches] et des États-Unis (GEU) [1 851 624 fiches]. Nous avons utilisé plusieurs paramètres tirés des analyses poussées de la généalogie pour caractériser les tendances et les niveaux actuels de diversité génétique. Le degré d’exhaustivité de la généalogie des populations GCN, GAS et GEU dans l’année la plus récente (2007) était de 97 %, 74 % et 79 %, respectivement, pour les quatre dernières générations. Le taux d’élevage en consanguinité de ces populations entre 2002 et 2007était de 0,19 %, 0,16 % et 0,17 %, respectivement. Pour cette même période, la taille effective estimée des populations GCN, GAS et GEU était de 46, 57 et 46, respectivement. Le pourcentage estimé de diversité génétique perdue au sein de chacune de ces populations au cours des quatre dernières décennies était de 8 %, 3 % et 5 %, respectivement. La proportion relative de diversité génétique perdue en raison de la dérive génétique aléatoire dans ces trois populations était de 93 %, 91 % et 86 %, respectivement. En conclusion, nos résultats semblent indiquer que les populations GCN et GEU ont perdu davantage de leur diversité génétique que la population GAS au cours des quatre dernières décennies, et cette perte s’accentue en raison du recours accru à l’élevage en consanguinité. Ainsi, il serait avisé de recourir à des stratégies comme la sélection en fonction de la contribution optimale et la migration du matériel génétique afin d’accroître la taille effective des populations, en particulier la GCN et la GEU.

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