Recent Advances on Potato virus Y Research in Canada.

Nie, X., Singh, M., Pelletier, Y., et McLaren, D.L. (2013). « Recent Advances on Potato virus Y Research in Canada. », American Journal of Potato Research, 90(1), p. 14-20. doi : 10.1007/s12230-012-9288-6  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Au cours des dernières années, notre compréhension des propriétés pathogéniques, sérologiques et moléculaires des diverses souches du virus Y de la pomme de terre (PVY) et de la transmission de ce virus par les pucerons s’est considérablement améliorée. Il semble exister deux groupes de souches principaux : le groupe PVYO et le groupe PVYN. Des groupes de descendants sont issus de la recombinaison des génomes des deux groupes principaux, et le génome des descendants présente une (par exemple les souches PVYN:O et PVYN-Wi) à trois (par exemple la souche recombinante, ou européenne, du PVYNTN) jonctions de recombinaison des souches PVYO et PVYN. Le PVYN:O cause chez le tabac l’apparition d’une nécrose des nervures similaire à celle associée au PVYN, mais il réagit aux anticorps spécifiques au PVYO. Le PVYNTN cause l’apparition de taches annulaires nécrotiques sur les tubercules des cultivars sensibles; chez le tabac, il entraîne une nécrose similaire à celle associée au PVYN. Le PVYNTN réagit aux anticorps spécifiques au PVYN. De plus, il existe une souche non recombinante du PVYNTN, la souche nord-américaine, issue d’une ou de plusieurs mutations d’un seul nucléotide du PVYN. Il est à signaler que les isolats du PVYN provenant d’Amérique du Nord et d’Europe ont peut-être évolué séparément; actuellement, la plupart des souches recombinantes semblent être issues de l’Eu­PVYN ou du PVYO. Plusieurs méthodes fondées sur la RT-PCR ont été mises au point en vue de caractériser et détecter les différentes souches du PVY. Selon un relevé au champ, la souche PVYN:O est aujourd’hui prédominante au Manitoba et dans les États voisins de cette province. En outre, trois groupes de variants distincts qui causent l’apparition de nécroses respectivement graves, intermédiaires et légères sur les nervures, le pétiole ou les tiges du tabac ont été observés parmi des isolats du PVYN:O récoltés au Manitoba. Au Nouveau-Brunswick, une diversité pathogénique et moléculaire a été observée au sein du groupe PVYO : il existe une variante très pathogène, le PVYO-FL, et une variante bénigne, le PVYO-RB. Des études sur la transmission du PVY par diverses espèces de pucerons ont montré que le comportement de ces insectes joue un rôle important dans la transmission du virus. L’application d’huile minérale au champ réduit la transmission du PVY par les pucerons, particulièrement lorsque ce traitement est combiné à l’utilisation de cultures de bordure. Depuis 2011, à la lumière des récentes recherches sur le PVY, l’application de l’huile Superior 70 de Bartlett a été autorisée pour les champs de pommes de terre du Canada.

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