Removal of plant pathogens from recycled greenhouse wastewater using constructed wetlands.

Gruyer, N., Dorais, M., Zagury, G.J., et Alsanius, B.W. (2013). « Removal of plant pathogens from recycled greenhouse wastewater using constructed wetlands. », Agricultural Water Management, 117(1), p. 153-158. doi : 10.1016/j.agwat.2012.11.009  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Vu le manqué d’eau de qualité et la pollution possible des eaux souterraines par le lessivage des éléments nutritifs, il est maintenant impossible d’éviter la remise en circulation des solutions nutritives en serriculture. Si les systèmes de culture fermés offrent plusieurs avantages sur le plan environnemental, le risque de dissémination d’agents pathogènes est très préoccupant pour les producteurs. Les marais artificiels constituent une solution peu coûteuse pour traiter les eaux usées agricoles. Notre étude avait pour objectif d’évaluer l’efficacité avec laquelle trois types de marais artificiels éliminent les agents phytopathogènes véhiculés par l'eau, comme Pythium ultimum et Fusarium oxysporum, qu’on trouve dans les effluents de serre. Nous avons mené une expérience dans une serre sur trois types de marais artificiels à écoulement horizontal souterrain à raison de huit répétitions. Les marais ont été remplis de pouzzolane et plantés de quenouille à feuilles larges (Typha latifolia), et nous leur avons fourni, ou non, une source complémentaire de carbone ‒ sucrose ou compost. Les marais recevaient un effluent de serre reconstitué, et nous leur avons inoculé cinq fois de suite P. ultimum et F. oxysporum à 106 UFC mL−1. Durant douze semaines, nous avons évalué les propriétés physiques, chimiques et biologiques ainsi que les paramètres d’environnement, afin de caractériser les conditions d’efficacité de l’élimination des agents phytopathogènes. Nous avons observé que les marais artificiels réprimaient les agents pathogènes avec une efficacité de 99,62 à 99,99 %, mais l’amendement de compost a favorisé la formation d’un biofilm autour du milieu filtrant et d’enzymes de dégradation de la paroi cellulaire. Selon la source de carbone utilisée pour favoriser la croissance des populations microbiennes et l’activité des marais, des modes différents d’action dominaient pour éliminer les agents pathogènes. Cela dit ils se sont avérés très efficaces, étant donné que nous avions inoculé aux marais des quantités massives d’agents phytopathogènes comme on n’en trouve pas dans une exploitation commerciale. Notre étude a montré que les marais artificiels peuvent constituer une solution de rechange efficace et sûre pour traiter, puis réutiliser les effluents de serre.

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