L'application d'un extrait d'Ascophyllum et son incidence sur la croissance et le rendement du fraisier ainsi que sur la microflore du sol.

Alam, M.Z., Braun, P.G., Norrie, J., et Hodges, D.M. (2013). « L'application d'un extrait d'Ascophyllum et son incidence sur la croissance et le rendement du fraisier ainsi que sur la microflore du sol. », Canadian Journal of Plant Science, 93(1), p. 23-36. doi : 10.4141/cjps2011-260  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les auteurs se sont intéressés à la croissance des plantes et à la microflore du sol après l’application d’un extrait de l’algue marine Ascophyllum nodosum (SAEP) à plusieurs cultivars de fraisier. Les essais en serre et au champ se sont déroulés de 2009 à 2011, sur des parcelles de fraisiers Albion, Camarosa, Chandler et Festival. Le SAEP a é té appliqué une ou deux fois par semaine, ou une fois bimensuellement, à raison de 0 (témoin), 1, 2 ou 4 g L-1 pendant environ huit semaines. Lors d’études subséquentes sur l’enracinement, on a appliqué hebdomadairement 0, 0,2, 0,4, 1 ou 2 g L-1 de SAEP aux plantes. Les résultats indiquent une croissance maximale et un rendement fruitier optimal avec l’application de 1 et 2 g de SAEP par litre, au champ comme en serre. Chandler réagit le mieux à l’application de SAEP, tandis qu’Albion y est le moins sensible. Le SAEP augmente le nombre de colonies dans les échantillons recueillis au champ et en serre, le maximum survenant à 4 g de SAEP par litre en serre, et à 1 et 2 g de SAEP par litre au champ. Le métabolisme des microorganismes du sol s’accroît après l’application de SAEP. Quand on recourt au système d’analyse bactérien Biolog, la valeur moyenne la plus élevée pour la coloration des puits, la diversité du substrat, l’uniformité du substrat et la richesse du substrat est relevée au taux de 4 g de SAEP par litre, en serre. Lors des essais en pleine terre cependant, les mêmes paramètres augmentent successivement avec l’application de 1 et de 2 g de SAEP par litre, avant de diminuer lorsqu’on passe au taux de 4 g de SAEP par litre. Le traitement avec le SAEP entraîne le taux de respiration le plus intense entre 0,10 et 0,40 g par semaine par plante, alors que traiter le sol in vitro avec 4 g de SAEP par litre réduit la respiration microbienne. Les résultats de l’étude laissent croire que l’application de SAEP favorise la croissance des racines et des pousses de fraisier, le rendement fruitier ainsi que la diversité et l’activité physiologique de la rhizosphère bactérienne.

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