Further studies on wireworm management in Canada: Damage protection versus wireworm mortality in potatoes.

Vernon, R.S., van Herk, W.G., Clodius, M., et Harding, C. (2013). « Further studies on wireworm management in Canada: Damage protection versus wireworm mortality in potatoes. », Journal of Economic Entomology, 106(2), p. 786-799. doi : 10.1603/EC12180  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous mené une étude de 5 années à Agassiz, en Colombie-Britannique, pour évaluer l’efficacité de divers insecticides et de diverses méthodes d’application pour protéger les pommes de terre contre les dommages causés par les larves de taupin obscur (Agriotes obscurus L.) ainsi que pour réduire les populations de ces larves. Nous avons évalué l’efficacité de la protection conférée par l’insecticide contre les dommages en fonction du nombre de taches présentes sur les tubercules-fils. En outre, nous avons prélevé des échantillons de sol autour des plantons, puis installé des pièges avec appât le printemps suivant les traitements, pour mesurer les effets des insecticides sur les populations de larves de taupin obscur. Le phorate et le chlorpyrifos, composés organophosphorés homologués contre les larves de taupin aux États-Unis et au Canada, ont permis une diminution significative des taches sur les tubercules, respectivement de 92,2 et de 90,2 %, et des populations de larves « résidentes » (≥ 9 mm de longueur), respectivement de 83,4 et de 71,0 %, par rapport aux témoins. En outre, ils ont permis une diminution similaire des populations de petites larves « néonates » (< 9 mm de longueur). L’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame (néonicotinoïdes), utilisés pour le traitement des plantons, à raison de ≍12,5 g de matière active/100 kg de plantons, ont respectivement entraîné une réduction des taches sur les tubercules de 19,1, 71,6 et 90,6 %, mais ont seulement permis de réduire les populations de larves résidentes de 22,0, 29,1 et 51,8 %. Aucun des traitements à base de néonicotinoïdes n’a entraîné de mortalité significative des larves néonates. L’imidaclopride et la clothianidine n’ont pas entraîné de mortalité significative des larves de taupin; il est donc probable que la protection contre les dommages conférée par les néonicotinoïdes, peut-être à l’exception du thiaméthoxame, qui a permis une réduction significative des larves résidentes, soit attribuable à une intoxication à long terme des larves, suivie d’un rétablissement des populations. Le fipronil (phénylpyrazole), appliqué dans le sillon, a permis de réduire les taches sur les tubercules de 94,3 %, et aucune population de larves résidentes n’a pu être trouvée dans les parcelles le printemps suivant le traitement. De plus, le fipronil a entraîné une diminution des larves néonates de 93,3 %, ce qui montre son excellent effet résiduel. Notre étude montre que le fipronil et les insecticides organophosphorés actuellement homologués protègent probablement les tubercules en causant une importante mortalité des larves de taupin en début de saison, tandis que les néonicotinoïdes causent une morbidité à long terme des larves, sans entraîner un degré élevé de mortalité.

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