Various forms of organic and inorganic P fertilizers did not negatively affect soil- and root-inhabiting AM fungi in a maize-soybean rotation system.

Beauregard, M.S., Gauthier, M.-P., Hamel, C., Zhang, T.Q., Welacky, T.W., Tan, C.S., et St-Arnaud, M. (2013). « Various forms of organic and inorganic P fertilizers did not negatively affect soil- and root-inhabiting AM fungi in a maize-soybean rotation system. », Mycorrhiza, 23(2), p. 143-154. doi : 10.1007/s00572-012-0459-6  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA) sont une composante clé de la plupart des écosystèmes agricoles. Il est donc essentiel de comprendre les répercussions des pratiques agricoles sur la structure des communautés de ces champignons, pour pouvoir améliorer le prélèvement des éléments nutritifs par les plantes et réduire leur stress. Nous avons évalué sur une période de trois années, dans le cadre d’une rotation maïs-soja, les effets de cinq sources organiques ou minérales de phosphore (P) sur la diversité des CMA présents sur les racines et dans le sol. Nous avons extrait l’ADN total d’échantillons de racines et de sol prélevés à trois différents stades de la croissance des plantes. Nous avons amplifié un fragment du gène qui code l’ARNr 18S, et nous avons réalisé une électrophorèse en gradient de gel dénaturant suivie d’un séquençage, pour identifier les taxons. Nous avons réalisé une analyse des esters méthyliques d'acides gras pour évaluer la biomasse des CMA. En outre, nous avons analysé et suivi les concentrations de P du sol, pour détecter les changements possibles associés à la fertilisation ou aux stades de croissance des plantes. Au total, sept ribotypes de CMA ont été détectés. Nous avons observé que la fertilisation entraînait une modification considérable des flux de P du sol, mais qu’elle n’avait presque aucun effet sur la structure et la biomasse des communautés de CMA. Nous n’avons constaté aucune variation des communautés de CMA d’un stade de croissance des plantes à l’autre. Nous n’avons pu établir aucun lien significatif entre les ribotypes et les traitements de P. Les ribotypes étaient associés aux échantillons de racines ou de sol selon des fréquences de détection variant d’une saison à l’autre. La biomasse de CMA est demeurée stable durant les saisons de culture. Notre étude montre que les racines et le sol hébergent des communautés de CMA distinctes, qui demeurent très stables au fil du temps. Dans le cadre de notre étude de trois années réalisée dans un champ en rotation, les différentes formes de P utilisées comme engrais n’ont eu aucune incidence significative sur les CMA.

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