Effect of prolactin-release inhibition on milk production and mammary gland involution at drying-off in cows.

Ollier, S., Zhao, X., et Lacasse, P. (2013). « Effect of prolactin-release inhibition on milk production and mammary gland involution at drying-off in cows. », Journal of Dairy Science (JDS), 96(1), p. 335-343. doi : 10.3168/jds.2012-5955  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La fin de la lactation est toujours une période difficile pour les fortes laitières, car, souvent, comme elles produisent encore d’importantes quantités de lait lorsque la phase de tarissement commence, elles sont très sensibles aux nouvelles infections intramammaires. Une fois l’involution terminée, la glande mammaire est beaucoup plus résistante aux infections. Il est donc essentiel de trouver des moyens de réduire la production de lait avant le tarissement et d’accélérer l’involution mammaire. Dans les travaux présentés ici, nous avons évalué l’effet de l’inhibition du signal lactogène déterminé par la prolactine (PRL) sur la production de lait et sur la concentration des marqueurs d’involution dans les sécrétions mammaires. À cette fin, nous avons réparti 16 vaches Holstein en fin de lactation à différents groupes de traitement en fonction de leur rendement laitier, du nombre de cellules somatiques de leur lait et de leur rang de vêlage. Sur ce nombre, 8 vaches ont reçu deux fois par jour une injection intramusculaire de quinagolide (2 mg par injection), un inhibiteur spécifique de la PRL, du jour 4 d avant le tarissement au jour 3 après le tarissement (Quin). Les 8 autres vaches ont reçu des injections de solvant (eau, témoins). Des échantillons de sang et de lait (sécrétion mammaire) ont été prélevés les 5 derniers jours avant la dernière traite et les jours 1, 3, 5, 7, 10 et 14 après la dernière traite. En outre, le jour précédant la première injection et le jour suivant, plusieurs échantillons de sang ont été prélevés aux alentours de l’heure de traite. Le quinagolide a réduit la concentration basale de PRL sérique tous les jours où des injections ont été administrées de même que la libération de PRL dans le sang durant la traite. L’inhibiteur de la PRL a entraîné la diminution de la production de lait avant le tarissement, laquelle se chiffrait en moyenne, durant les 3 derniers jours de lactation, à 19,3 et 15,5 kg/jour pour le groupe témoin et le groupe Quin, respectivement. Le quinagolide n’a pas eu d’effet significatif sur les rapports citrate/lactoferrine et Na/K du lait durant les 2 premières semaines de la période sèche : le premier a baissé, tandis que le second a augmenté. Néanmoins, par comparaison aux vaches témoins, l’augmentation du nombre des cellules somatiques et de la concentration d’albumine sérique observée au début de l’involution était plus importante et l’activité métalloprotéinase matricielle 2 était généralement plus élevée dans les sécrétions mammaires des vaches du groupe Quin. Cette expérience révèle que l’inhibition de la libération de PRL entraîne la baisse de la production de lait chez les vaches en fin de lactation. Le changement de la composition des sécrétions mammaires laisse supposer qu’il s’ensuit une accélération de l’involution mammaire.

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