Morphological changes in Nordic spring wheat (Triticum aestivum L.) cultivars released from 1982 to 1994 and a comparison with landraces.

Diederichsen, A., Solberg, S.Ø., et Jeppson, S. (2013). « Morphological changes in Nordic spring wheat (Triticum aestivum L.) cultivars released from 1982 to 1994 and a comparison with landraces. », Genetic Resources and Crop Evolution, 60(2), p. 569-585. doi : 10.1007/s10722-012-9858-y  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons appliqué une liste de descripteurs correspondant à 34 caractères phénologiques et morphologiques pour évaluer les changements de diversité survenus chez 57 cultivars nordiques de blé de printemps (Triticum aestivum L.) mis en circulation entre 1892 et 1994 et pour comparer leur diversité à celle de 22 races locales nordiques. Nous avons fait les observations de terrain en 2010, au Centre nordique de ressources génétiques d’Alnarp, en Suède. Avec le temps, les cultivars sont devenus plus courts et moins sujets à la verse. L’épiaison et la maturation sont devenues plus hâtives. Les épis sont devenus plus courts et plus denses, avec plus de grains par épillet, et le taux d’égrenage sur pied des épis mûrs a diminué. Le type morphologique des cultivars nordiques n’a pas changé depuis les années 1960, mais certaines améliorations ont été apportées à la résistance aux maladies, au rendement et aux caractères déterminant la qualité du grain. Tous les cultivars récents appartiennent à la variété T. aestivum L. var. lutescens (Alef.) Mansf., se caractérisant par un épi sans arêtes, un grain roux ainsi que des glumes blanches et glabres. Par rapport aux cultivars étudiés, les races locales avaient généralement une épiaison et une maturation plus hâtives et donnaient une plante beaucoup plus haute, sujette à la verse, et des épis plus lâches, renfermant moins de grains par épillet. Un plus grand nombre de taxons infraspécifiques étaient représentés chez les races locales que chez les cultivars; dans le cas de certains caractères, comme la couleur des glumes et la présence d’arêtes, les races locales présentaient davantage de diversité entre obtentions ainsi qu’à l’intérieur de chaque obtention. Les races locales nordiques semblent adaptées aux conditions de culture comportant peu d’intrants. Cependant, pour pouvoir être utilisées en agriculture biologique, ces races auraient besoin de certaines améliorations, dont une réduction des taux d’égrenage sur pied et de verse ainsi qu’une amélioration de la résistance aux maladies. Nous discutons enfin du rôle de l’amélioration génétique dans la préservation et l’accroissement de la diversité génétique chez les cultivars nordiques de blé de printemps, en accordant une attention particulière à la situation observée en Suède.

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