Phenylacetaldehyde attracts male and female apple clearwing moth, Synanthedon myopaeformis, to inflorescences of showy milkweed, Asclepias speciosa.

Eby, C., Gardiner, M.G.T., Gries, R., Judd, G.J.R., Khaskin, G., et Gries, G. (2013). « Phenylacetaldehyde attracts male and female apple clearwing moth, Synanthedon myopaeformis, to inflorescences of showy milkweed, Asclepias speciosa. », Entomologia Experimentalis et Applicata, 147(1), p. 82-92. doi : 10.1111/eea.12045  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le Synanthedon myopaeformis Borkhausen (Lepidoptera: Sesiidae) est une sésie diurne originaire d’Eurasie qui a récemment été introduite en Colombie-Britannique et en Ontario, au Canada, et qui y est rapidement devenue un important ravageur dans les vergers de pommiers. En Colombie-Britannique, les adultes se nourrissent couramment du nectar des fleurs de plusieurs espèces, en particulier de la belle asclépiade Asclepias speciosa Torrey (Apocynaceae). Nous avons tenté d’évaluer la contribution relative des signaux visuels et olfactifs et des principales substances sémiochimiques des fleurs au pouvoir attractif des inflorescences de l’A. speciosa pour le S. myopaeformis. Dans le cadre d’expériences sur le terrain, des inflorescences exposées à l’air libre ou enveloppées dans des sacs en coton à fromage teints en vert ont attiré des nombres comparables de sésies, ce qui indique que les signaux olfactifs jouent un rôle dans le pouvoir attractif des inflorescences. Parmi la dizaine de substances odorantes florales qui ont provoqué une réponse antennaire lors des analyses par chromatographie en phase gazeuse couplée à la détection antennographique, c’est le phénylacétaldéhyde qui a induit le plus souvent les réflexes d’extension du proboscis chez les sésies des deux sexes. Lors de l’évaluation individuelle sur le terrain du pouvoir attractif de huit substances odorantes florales, le phénylacétaldéhyde a attiré 35 fois plus de mâles et de femelles que chacune des autres substances sémiochimiques candidates. Le pouvoir attractif du phénylacétaldéhyde n’a pas augmenté lorsque ce composé était mélangé à d’autres substances odorantes florales selon les rapports ou aux concentrations testés; ce résultat indique que le phénylacétaldéhyde pourrait à lui-seul être responsable de l’attraction du S. myopaeformis aux inflorescences de l’A. speciosa. Il convient d’explorer la possiblité d’utiliser le phénylacétaldéhyde comme appât à des fins de surveilance ou de piégeage massif des S. myopaeformis mâles et femelles.

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