Molecular physiology and breeding at the crossroads of cold hardiness improvement.

Castonguay, Y., Dubé, M.-P., Cloutier, J., Bertrand, A., Michaud, R., et Laberge, S. (2013). « Molecular physiology and breeding at the crossroads of cold hardiness improvement. », Physiologia Plantarum, 147(1), p. 64-74. doi : 10.1111/j.1399-3054.2012.01624.x  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La luzerne (Medicago sativa L.) est une légumineuse fourragère largement cultivée dans le monde entier et possédant d’importants attributs agronomiques et environnementaux. Cependant, dans les régions nordiques, la rusticité insuffisante de la plante fait obstacle à une production fiable. Or, les méthodes classiques de sélection ne permettent pas une amélioration rapide de la tolérance au gel de la plante, car il s’agit d’un caractère héréditaire quantitatif ayant de fortes interactions avec l’environnement. Il serait donc utile de mettre au point des marqueurs génétiques pour faciliter la détection des génotypes résistant le mieux au stress. Au moyen d’un dépistage en culture abritée, nous avons appliqué des cycles successifs de sélection récurrente afin d’obtenir des populations possédant une tolérance au gel significativement supérieure. Une analyse de ségrégation en mélange de ces populations tolérantes hétérogènes nous a permis de repérer des variations de l’ADN dont la fréquence augmentait progressivement avec la sélection. Nous avons détecté des polymorphismes qui résultaient de variations à l’intérieur d’un gène codant une déhydrine et pourraient ainsi servir à mettre au point des outils de sélection robustes. Nos résultats montrent les avantages d’une rétroaction réciproque entre les programmes d’amélioration génétique et de physiologie moléculaire, qui permet une compréhension plus approfondie des fondements moléculaires et génétiques de la rusticité.

Date de modification :