Development of a scientifically sound agri-environmental indicator tool to address the odour issue.

Massé, D.I., Narjoux, A., Cournoyer, M., et Pagé, T. (2013). « Development of a scientifically sound agri-environmental indicator tool to address the odour issue. », Air Quality, Atmosphere and Health, 6(1), p. 225-237. doi : 10.1007/s11869-011-0164-1  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Pour répondre aux besoins d’information agroenvironnementale et évaluer les effets des politiques agricoles sur l’environnement, Agriculture et Agroalimentaire Canada a mis en place un programme d’indicateurs agroenvironnementaux (IAE). La création d’un IAE relatif aux odeurs a été jugée prioritaire. Comme les taux d’émission d’odeurs provenant d’exploitations d’élevage du bétail similaires varient beaucoup, la création d’un indicateur de réponse pour les odeurs est plus facile à faire et plus réalisable au départ que la création d’un indicateur d’état fondé sur le calcul des taux d’émission d’odeurs par les exploitations d’élevage à une échelle géospatiale précise (ferme, municipalité, région). L’indicateur de réponse doit évaluer le degré d’adoption des pratiques de réduction des odeurs ou des pratiques de gestion exemplaires (PGE) par l’industrie agricole canadienne. Le présent article fait état des méthodes utilisées pour la cueillette et l’analyse critique de l’information se rapportant aux activités agricoles et aux pratiques de gestion associées à la production d’odeurs ainsi qu’aux pratiques réellement appliquées ou à celles qui pourraient être adoptées pour atténuer les odeurs. Les critères et la méthode de calcul de l’indicateur de réponse de même que les données additionnelles requises ont également été déterminés. Les odeurs produites sur la ferme proviennent principalement des animaux et de leur fumier dans les élevages confinés. Les espèces dont il est question dans ce projet sont 1) les bovins de boucherie et 2) les bovins laitiers, 3) les porcs (y compris les truies), 4) les volailles (poules pondeuses, poulets à griller et dindons) et 5) les moutons. Dans une moindre mesure, le projet prend aussi en considération les activités d’application des pesticides. Une liste des PGE est proposée en vue de la création d’un indicateur des odeurs fondé sur des données scientifiques. Une valeur moyenne de l’efficacité de la réduction (en pourcentage) est proposée pour chaque PGE sélectionnée; elle a été établie d’après les plages de valeurs publiées dans la littérature ou suivant l’avis des experts. L’examen de la littérature a permis de dégager dix catégories de PGE. La structure de base de l’indicateur d’odeur consiste en une grille d’évaluation par espèce animale, ce qui permet de déterminer la réduction des odeurs (en pourcentage) associée aux PGE appliquées pour chaque espèce. On obtient l’indicateur d’odeur global en combinant les grilles correspondant à chaque espèce dans une zone d’étude. Des facteurs de pondération entre les espèces animales ont été établis pour que les résultats des différentes grilles d’évaluation puissent être combinés. L’indicateur de réponse permet d’estimer le taux d’adoption des pratiques visant l’atténuation des odeurs par l’industrie agricole canadienne. Comme il n’y a pas de relation simple entre le taux d’adoption des PGE et l’émission ou même les effets des odeurs, il faut interpréter les résultats de l’indicateur d’odeur pour comparer deux situations d’un point de vue temporel ou spatial.

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