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Effets d’une diète contenant continuellement des alcaloïdes d’ergot sur la digestibilité des nutriments, le taux d’alcaloïdes dans les selles et les caractères de performance chez les agneaux mâles

Coufal-Majewski, S., Stanford, K., McAllister, T., Wang, Y., Blakley, B., McKinnon, J., Swift, M.L., Chaves, A.V. (2017). Effects of continuously feeding diets containing cereal ergot alkaloids on nutrient digestibility, alkaloid recovery in feces, and performance traits of ram lambs, 9(12), http://dx.doi.org/10.3390/toxins9120405

Résumé

© Les auteurs, 2017. Licensee MDPI, Basel, Switzerland. Les limites acceptables pour les concentrations d’alcaloïdes d’ergots dans l’alimentation du bétail font l’objet d’une réévaluation; la présente étude visait donc à comparer la digestibilité des nutriments, la performance de croissance et les caractéristiques de la carcasse chez les agneaux mâles recevant diverses concentrations d’alcaloïdes, notamment la concentration maximale actuellement autorisée au Canada (2 à 3 ppm). Les animaux ont reçu une alimentation sous forme granulée ne contenant aucun alcaloïde ajouté (témoin) ou contenant 930, 1402 ou 2447 ppb alcaloïdes, mesurés d’après les épimères R et S totaux. Huit agneaux mâles (30.0 ± 3.1 kg) ont été utilisés pour examiner l’impact des traitements alimentaires sur la digestibilité des nutriments et le taux d’alcaloïdes dans les selles. Les concentrations d’alcaloïdes alimentaires mises à l’essai n’ont eu aucun effet sur la digestibilité des nutriments ou le métabolisme de l’azote. Sauf dans le cas de l’ergocornine et de l’ergocryptine, les taux d’alcaloïdes mesurés dans les selles variaient entre les périodes, ce qui donne à penser que la capacité de métabolisation de l’ergocristine, de l’ergométrine, de l’ergosine, de l’ergotamine et de leurs épimères S pourrait varier d’un agneau à l’autre. Dans le cadre d’une deuxième expérience, les régimes ont été attribués aléatoirement aux agneaux mâles (n = 47, 30 ± 8 kg), et ceux-ci ont été pesés chaque semaine jusqu’à ce qu’ils atteignent un poids d’abattage de ≥ 45 kg (6 à 13 semaines; moyenne de 9 semaines). La consommation de matière sèche n’a pas varié (p = 0,91) entre les régimes, mais les agneaux ayant reçu 2447 ppb d’alcaloïdes ont présenté un gain de poids moyen quotidien (p < 0,01) inférieur à celui des agneaux ayant reçu les autres traitements. La concentration de prolactine sérique a connu un déclin linéaire (p < 0,01) avec l’augmentation des teneurs en alcaloïdes. La présence d’une concentration d’alcaloïdes totaux de 2447 ppb a eu des répercussions négatives sur la croissance, alors que la concentration de 1402 ppb n’a pas nui à la croissance, mais a tout de même causé une diminution du rendement à l’abattage. Les différentes concentrations d’alcaloïdes ont eu une incidence sur la croissance et les caractéristiques de la carcasse dans le cadre de la présente étude, ce qui indique qu’il faut acquérir une meilleure compréhension des répercussions des profils d’alcaloïdes et des interactions entre les alcaloïdes pour déterminer limites acceptables pour les concentrations totales d’alcaloïdes dans l’alimentation.

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