Multi-year and short-term responses of soil ammonia-oxidizing prokaryotes to zinc bacitracin, monensin and ivermectin, singly or in combination.

Konopka, M., Henry, H.A.L., Romain, M., et Topp, E. (2015). « Multi-year and short-term responses of soil ammonia-oxidizing prokaryotes to zinc bacitracin, monensin and ivermectin, singly or in combination. », Environmental Toxicology and Chemistry, 34(3), p. 618-625. doi : 10.1002/etc.2848  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons lancé une expérience au champ au cours de laquelle une série de parcelles répétées ont reçu une application annuelle d’ivermectine, de monensin et de bacitracine-zinc, appliqués individuellement ou en mélange. Les produits pharmaceutiques ont été appliqués à des concentrations de 0,1  et 10 mg/kg de sol. Les auteurs ont prélevé des échantillons de sol en 2013, avant et après la quatrième application annuelle des produits pharmaceutiques. En outre, une expérience de 30 jours a été faite en laboratoire avec le même sol et les mêmes produits pharmaceutiques, mais à des concentrations de 100 mg/kg de sol. L’effet des produits pharmaceutiques sur les taux de nitrification, sur l’abondance des bactéries oxydant l’ammoniac (BOA) et sur l’abondance des archées oxydant l’ammoniac (AOA) a été évalué. Aucun des produits pharmaceutiques n’a eu d’effet sur la nitrification à une concentration de 0,1 mg/kg de sol. Par rapport au sol témoin, la nitrification a été accélérée dans le sol exposé à 100 mg de batracine-zinc/kg de sol ou 10 mg de mélange/kg de sol, mais aucun des traitements n’a empêché la nitrification. Ni l’abondance des BOA ni celle des AOA n’ont été touchées par les produits pharmaceutiques à 0,1 mg/kg de sol. À 10 mg/kg de sol, le monensin, la batracine-zinc et le mélange des 3 produits ont réprimé l’abondance des BOA, tandis que la batracine-zinc et le mélange ont augmenté l’abondance des AOA. La diminution de l’abondance des BOA et l’augmentation de celle des AOA lors d’une exposition à une concentration de 10 mg/kg de sol permettent de croire que les BOA sont plus sensibles à ces produits chimiques et que les populations d’AOA peuvent s’étendre pour occuper une niche alors partiellement disponible. Environ Toxicol Chem.

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