Plant-based solutions for veterinary immunotherapeutics and prophylactics.

Kolotilin, I., Topp, E., Cox, E., Devriendt, B., Conrad, U., Joensuu, J.J., Stöger, E., Warzecha, H., McAllister, T.A., Potter, A., McLean, M.D, Hall, J.C., et Menassa, R. (2014). « Plant-based solutions for veterinary immunotherapeutics and prophylactics. », Veterinary Research, 45(1: Article number 117), p. 1-12. doi : 10.1186/s13567-014-0117-4  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’augmentation alarmante, à l’échelle mondiale, de l’émergence de l’antibiorésistance chez les pathogènes menace maintenant gravement notre capacité de traiter les maladies infectieuses. L’utilisation généralisée des antibiotiques par les éleveurs de bétail favorise la propagation de nouvelles souches résistantes, dont certaines sont zoonotiques, ce qui accroît les maladies d’origine alimentaire chez les humains et représente un lourd fardeau économique pour les systèmes de santé. Par ailleurs, les préférences du consommateur pour la viande, la volaille et le poisson élevés sans antibiotiques façonnent les exigences actuelles du marché. Ainsi, selon le mouvement One Health Initiative, les humains devront inévitablement réduire l’utilisation des antibiotiques et se tourner vers des moyens différents et améliorés pour lutter contre la maladie : la vaccination et les traitements prophylactiques. Outre la recherche intensive axée sur les nouvelles molécules thérapeutiques, ces deux stratégies reposent en grande partie sur la disponibilité de plateformes de production rentables, efficaces et évolutives qui permettront la fabrication en grandes quantités de vaccins, d’anticorps et d’autres composés biopharmaceutiques. Dans ce contexte, les plateformes végétales destinées à la production de protéines recombinantes thérapeutiques offrent d’importants avantages par rapport aux systèmes d’expression classique, notamment l’absence de pathogènes animaux, des faibles coûts de production, des délais d’exécution et de réponse rapides et une évolutivité quasi illimitée. De plus, comme les feuilles et les graines séchées peuvent être entreposées de longues périodes à la température ambiante sans perte de protéines recombinantes, les systèmes d’expression végétale pourraient offrir des avantages lucratifs avec la mise au point de vaccins et de composés prophylactiques comestibles, puisque ces derniers ne nécessiteraient pas la mise en œuvre d’une chaîne de froid pour l’entreposage et le transport et qu’ils pourraient être administrés en gros volumes avec un minimum de traitement. À l’heure actuelle, plusieurs entreprises de biotechnologie ont mis au point et adopté des plateformes végétales pour la production commerciale de protéines recombinantes thérapeutiques. Dans le présent manuscrit, nous décrivons brièvement les difficultés que pose le processus d’immunisation des animaux d’élevage ainsi que les progrès actuels de la biotechnologie des végétaux visant à aplanir ces difficultés.

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