Relationship between kernel drydown rate and resistance to gibberella ear rot in maize.

Kebede, A.Z., Reid, L.M., Zhu, X., Wu, J.-H., Woldemariam, T., Voloaca, C., et Xiang, K. (2014). « Relationship between kernel drydown rate and resistance to gibberella ear rot in maize. », Euphytica, 201(1), p. 79-88. doi : 10.1007/s10681-014-1185-2  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Il est important de mettre au point des génotypes de maïs résistants à la fusariose de l’épi, afin de réduire les pertes de rendement dues à cette maladie et surtout d’éviter la contamination mycotoxinique des produits destinés à la consommation humaine et à l’alimentation animale. La présente étude visait à examiner l’effet du taux de dessiccation des grains (TDG) sur l’apparition de la fusariose et à vérifier si l’utilisation du TDG comme caractère de sélection indirecte permettrait d’obtenir des gains appréciables quant à la résistance à la fusariose. Nous avons évalué 6 lignées pures présentant divers degrés de résistance à la maladie ainsi que les produits de leur intercroisement, quant au TDG et à la résistance des soies et des grains à la fusariose, dans une seule localité, pendant 3 années consécutives. Selon nos résultats, les génotypes présentaient des différences significatives (P < 0,05) quant à leur résistance à la fusariose et à leur TDG. Les estimations d’héritabilité visant la résistance à la maladie étaient élevées et systématiquement plus élevées que celles visant le TDG. Les estimations de corrélation génotypique entre résistance à la fusariose et TDG, selon la moyenne pour les 3 années, étaient significatives (P < 0,01, 0,05) uniquement dans le cas des parcelles où la fusariose avait été inoculée aux grains, et la force de cette corrélation augmentait à mesure que les grains étaient plus près de la maturité. L’efficacité de la sélection indirecte selon le TDG par rapport à la sélection directe selon la résistance à la fusariose était inférieure à un, mais elle était considérablement plus élevée dans le cas des parcelles où la fusariose avait été inoculée aux grains. Nos résultats montrent globalement que le taux rapide de dessiccation des grains est un des facteurs qui contribuent à leur résistance à la fusariose, mais que l’utilisation de ce caractère pour la sélection indirecte de sujets résistants à la fusariose ne répond pas aux attentes. Par conséquent, le criblage à l’égard de la fusariose après inoculation du pathogène en pépinière demeure la manière la plus efficace d’améliorer la résistance du maïs à la fusariose de l’épi.

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