Human health risk assessment (HHRA) for environmental development and transfer of antibiotic resistance.

Ashbolt, N.J., Aamézquita, A., Backhaus, T., Borriello, P., Brandt, K.K., Collignon, P., Coors, A., Finley, R.L., Gaze, W.H., Heberer, T., Lawrence, J.R., Larsson, D.G.J., McEwen, S.A., Ryan, J.J., Schönfeld, J., Silley, P., Snape, J.R., Van den Eede, C., et Topp, E. (2013). « Human health risk assessment (HHRA) for environmental development and transfer of antibiotic resistance. », Environmental Health Perspectives, 121(9), p. 993-1001. doi : 10.1289/ehp.1206316  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Contexte : Ce n’est que récemment que l’environnement a été clairement mis en cause dans les risques que représente la résistance aux antibiotiques pour les résultats cliniques, mais, à ce jour, il existe peu de méthodes bien établies permettant l’évaluation de ces risques en bonne et due forme. Objectif : Nous avons examiné les méthodes existantes et cherché à déterminer les besoins en matière de recherche dans le but de faciliter l’évaluation des risques pour la santé humaine (ERSH) axée sur le rôle de l’environnement dans l’échec des traitements antibiotiques causé par les agents pathogènes résistants aux antibiotiques. Méthodes : Nous, les auteurs, avons participé à un atelier tenu du 4 au 8 mars 2012 à Québec, au Canada, pour définir la portée et les objectifs d’une évaluation environnementale des risques associés à la résistance aux antibiotiques pour la santé humaine. Nous nous sommes concentrés sur les principaux éléments des « points chauds » de l’apparition de la résistance environnementale, sur l’évaluation de l’exposition (non reliée aux aliments) et sur la relation dose‑réponse pour caractériser les risques qui pourraient offrir davantage d’options de gestion de la résistance aux antibiotiques. Discussion : Nous avons mis en évidences divers nouveaux aspects, comparativement aux évaluations classiques des risques, qui facilitent l’évaluation de la résistance environnementale aux antibiotiques. Il s’agit, entre autres, a) de prendre en considération la pression sélective ajoutée sur le résistome environnemental qui, avec le temps, permet l’apparition de bactéries résistantes aux antibiotiques (BRA); b) de déterminer et de décrire les taux de transmission horizontale des gènes dans les compartiments névralgiques pertinents de l’environnement; et c) de modifier les méthodes classiques d’évaluation de la relation dose‑réponse afin d’étudier les doses de BRA liées aux divers effets sur la santé et aux différentes voies d’exposition. Conclusion : Nous proposons que les aspects environnementaux de l’apparition de la résistance aux antibiotiques soient intégrés aux ERSH qui s’intéressent aux BRA. En raison de la quantité limitée de données disponibles, une méthode d’analyse des décisions multicritère serait une bonne façon d’entreprendre une ERSH de la résistance environnementale aux antibiotiques, laquelle sert de base aux gestionnaires des risques.

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