Effects of subtherapeutic vs therapeutic administration of macrolides on antimicrobial resistance in Mannheimia haemolytica and Enterococci isolated from beef cattle.

Zaheer, R., Cook, S.R., Klima, C.L., Stanford, K.I.M., Topp, E., Read, R.R., et McAllister, T.A. (2013). « Effects of subtherapeutic vs therapeutic administration of macrolides on antimicrobial resistance in Mannheimia haemolytica and Enterococci isolated from beef cattle. », BMC Biochemistry, 4(article 133). doi : 10.3389/fmicb.2013.00133  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les macrolides font partie du traitement de première ligne contre le complexe respiratoire bovin et sont aussi utilisés dans le traitement d’infections chez les humains. Dans plusieurs régions du monde, autres que l’Europe, le phosphate de tylosine, un macrolide, est incorporé aux rations des bovins pour prévenir les abcès hépatiques. Dans la présente étude, nous avons examiné les effets de macrolides administrés en une seule injection sous-cutanée (dose thérapeutique) et de façon continue dans la ration (dose subthérapeutique), sur la résistance aux antibiotiques des bactéries Mannheimia haemolytica et Enterococcus spp.) ainsi que sur leurs fréquences respectives dans le nasopharynx et les matières fécales des bovins de boucherie. Des échantillons d’écouvillonnage du nasopharynx et de matières fécales ont été prélevés chaque semaine pendant 28 jours chez des bouvillons non traités, des bouvillons qui avaient reçu une injection de tilmicosine ou de tulathromycine ainsi que chez des bouvillons qui avaient reçu du phosphate de tylosine continuellement dans leurs rations; tous les macrolides ont été donnés aux doses recommandées par les fabricants. La tilmicosine et la tulathromycine se sont révélées efficaces pour réduire (P < 0,05) le nombre de M. haemolytica, tandis que la dose sub-thérapeutique de tylosine n’a eu aucun effet. Les bactéries M. haemolytica isolées chez les animaux témoins et chez ceux traités avec des macrolides étaient sensibles aux macrolides ainsi qu’à d’autres antibiotiques. Les principales bactéries isolées parallèlement au M. haemolytica du nasopharynx comprenaient Pasteurella multocida, Staphylococcus spp., Acinetobacter spp., Escherichia coli et Bacillus spp. Sauf chez M. haemolytica et P. multocida, la résistance à l’érythromycine était fréquente chez les autres espèces isolées. Les deux méthodes d’administration des macrolides ont donné lieu à une augmentation (P < 0,05) de la proportion d’entérocoques résistants à l’érythromycine dans la population constituée presque exclusivement d’Enterococcus hirae. Les macrolides injectables ont influé sur les microorganismes des voies respiratoires et entériques, tandis que ceux administrés par voie orale n’ont influé que sur les bactéries entériques.

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