Environmental factors related to fungal infection and fumonisin accumulation during the development and drying of white maize kernels.

Cao, A., Santiago, R., Ramos, A.J., Marín, S., Reid, L.M., et Butrón, A. (2013). « Environmental factors related to fungal infection and fumonisin accumulation during the development and drying of white maize kernels. », International Journal of Food Microbiology, 164(1), p. 15-22. doi : 10.1016/j.ijfoodmicro.2013.03.012  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans le sud de l’Europe où les grains de maïs entiers sont broyés et utilisés pour faire du pain et d’autres produits alimentaires, l’infection des grains par le Fusarium verticillioides et leur contamination subséquente par la fumonisine posent de graves problèmes de sécurité sanitaire. L’influence des facteurs environnementaux sur cette infection fongique et sur l’accumulation de mycotoxine au cours du développement des grains n’a pas encore été complètement élucidée, notamment dans le maïs de qualité alimentaire. La présente étude visait à déterminer les facteurs environnementaux susceptibles de contribuer à l’infection naturelle des grains de maïs blanc par le F. verticillioides ainsi qu’à l’accumulation de fumonisine pendant que les grains se développent et se dessèchent. Trois hybrides de maïs ont été semés à deux dates différentes, et des échantillons de grains ont été prélevés 20, 40, 60, 80 et 100 jours après l’apparition des soies. Nous avons noté le pourcentage de grains infectés dans chaque échantillon, ainsi que la teneur en ergostérol et en fumonisine. L’espèce la plus souvent identifiée était le F. verticillioides pendant le développement des grains. La température et l’humidité au cours des 80 jours suivant l’apparition des soies ont favorisé l’infection naturelle des grains de maïs par le F. verticillioides plutôt que par les espèces d’Aspergillus ou de Penicillium. Dès le vingtième jour après l’apparition des soies, on trouvait de la fumosine dans les grains, bien que les accumulations importantes au-dessus des concentrations acceptables en Union européenne n’aient été observées qu’après la maturité physiologique des grains, témoignant du risque élevé que présente le dessèchement des grains au champ. D’après nos résultats, ce risque accru pourrait être dû, d’une part, aux nombreux dommages causés aux grains par les insectes, comme ceux infligés par l’alucite Sitotroga cerealella, ce qui favorise le développement des champignons. Ce risque accru pourrait aussi être attribuable à des conditions de stress, comme l’exposition à des températures suboptimales de croissance parallèlement à une activité hydrique faible, lesquelles favorisent la croissance du F. verticillioides et pourraient déclencher la biosynthèse de fumonisine.

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