A multi-assay screening approach for assessment of endocrine-active contaminants in wastewater effluent samples.

Metcalfe, C.D., Kleywegt, S., Letcher, R.J., Topp, E., Wagh, P., Trudeau, V.L., et Moon, T.W. (2013). « A multi-assay screening approach for assessment of endocrine-active contaminants in wastewater effluent samples. », Science of the Total Environment, 454-455, p. 132-140. doi : 10.1016/j.scitotenv.2013.02.074  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les organismes environnementaux doivent surveiller une gamme de nouveaux contaminants préoccupants qui ne cesse de croître, y compris les perturbateurs endocriniens (PE). Au lieu de faire directement l’analyse chimique d’ultratraces dans les échantillons pour détecter les PE, on peut détecter l’activité biologique au moyen d’essais in vitro, puis utiliser les résultats de ces essais pour orienter les travaux d’analyse chimique. Dans la présente étude, nous avons utilisé des méthodes analytiques et effectué des bioessais in vitro pour caractériser les PE présents dans les eaux usées traitées provenant de quatre stations de traitement en Ontario (Canada). L’activité médiée par les œstrogènes a été évaluée au moyen d’un test d’œstrogénicité sur levure. Un essai in vitro de liaison compétitive a permis d’évaluer la capacité de perturber la liaison de l’hormone thyroïdienne, la thyroxine (T4), et de la protéine humaine recombinante de transport d’hormones thyroïdiennes, la transthyrétine (hTTR). Un essai in vitro de liaison avec un élément de réponse aux proliférateurs de peroxysomes (rat) transfecté dans une lignée de cellules branchiales de truite arc‑en‑ciel a été utilisé pour évaluer la liaison et l’expression génique subséquente par le biais du récepteur activé par les proliférateurs de peroxysomes (PPAR). Des analyses d’une série de contaminants connus comme étant des perturbateurs endocriniens ont été effectuées dans des extraits d’eaux usées traitées, au moyen d’une méthode d’analyse par chromatographie en phase gazeuse avec spectrométrie de masse (CPG‑SM) ou par chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (CPL‑SM/SM). Le test d’œstrogénicité sur levure a permis de détecter une activité œstrogénique seulement dans les extraits qui contenaient des quantités détectables d’estradiol (E2). Nous avons observé une relation positive entre le degré de réaction dans l’essai T4‑hTTR et les quantités de congénères 47 et 99 des polybromodiphényléthers (PBDE), de triclosan et du métabolite des PBDE, 4‑OH‑BDE17. Plusieurs extraits d’eaux usées ont présenté une réaction positive lors de l’essai PPAR, mais ces réactions n’étaient pas corrélées avec les quantités des PE analysés par CPL‑SM/SM. De façon globale, ces données indiquent qu’une approche par étapes est faisable si on utilise une combinaison d’essais in vitro et d’analyse par instruments pour surveiller les PE présents dans les eaux usées et dans d’autres matrices environnementales.

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