Evaluating the pathogenic potential of environmental Escherichia coli by using the caenorhabditis elegans infection model.

Merkx-Jacques, A., Coors, A., Brousseau, R., Masson, L., Mazza, A., Tien, Y.C., et Topp, E. (2013). « Evaluating the pathogenic potential of environmental Escherichia coli by using the caenorhabditis elegans infection model. », Applied and Environmental Microbiology, 79(7), p. 2435-2445. doi : 10.1128/aem.03501-12  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La détection de l’Escherichia coli dans l’eau et la quantification de son abondance permettent de surveiller et de déterminer la qualité des eaux potables et récréatives. Pour quantifier les risques pour la santé humaine, il est important de distinguer les isolats commensaux d’E. coli naturellement présents dans l’eau des isolats causant la diarrhée ou des affections extra-intestinales chez l’humain. Nous avons utilisé une puce à ADN pour évaluer la distribution des gènes de virulence de 148 isolats d’E. coli provenant d’un bassin versant de l’est de l’Ontario, au Canada, et de 8 isolats cliniques. Nous avons estimé leur potentiel pathogène pour le Caenorhabditis elegans, et nous avons ensuite examiné la concordance des épreuves biologiques avec le pathotype déduit par génotypage. Les isolats identifiés comme étant potentiellement pathogènes en raison de leurs gènes de virulence étaient significativement plus souvent pathogènes pour le C. elegans que les isolats considérés comme potentiellement non pathogènes. Un certain nombre d’isolats jugés non pathogènes selon les résultats du génotypage se sont avérés pathogènes lors des essais d’infection, ce qui laisse croire que le génotypage n’a pas permis de prendre en compte tous les types potentiellement pathogènes. Nous avons pu établir un lien significatif entre la pathogénicité observée lors des essais d’infection et la détection des gènes sfaD, focA et focG, qui codent l’adhésine, du gène roN2, qui code un récepteur de sidérophore, du gène pic, qui code une protéine d’autotransport, et du gène b1432, qui code ce qui semble être une transposase. De façon générale, les isolats d’E. coli jugés potentiellement pathogènes selon les résultats du génotypage se sont effectivement avérés pathogènes pour le C. elegans lors des essais d’infection. De plus, la détection d’isolats environnementaux pathogènes pour le C. elegans qui avaient été jugés non pathogènes selon les résultats du génotypage porte à croire qu’il existe des facteurs de virulence ou des combinaisons de facteurs de virulence encore inconnus qui jouent un rôle important dans l’établissement de l’infection.

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