Distribution and characterization of ampicillinand tetracycline-resistant Escherichia coli from feedlot cattle fed subtherapeutic antimicrobials.

Mirzaagha, P., Louie, M., Sharma, R., Yanke, L.J., Topp, E., et McAllister, T.A. (2011). « Distribution and characterization of ampicillinand tetracycline-resistant Escherichia coli from feedlot cattle fed subtherapeutic antimicrobials. », BMC Microbiology, 11:78. doi : 10.1186/1471-2180-11-78  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Contexte : En Amérique du Nord, les bovins d’engraissement en parc reçoivent régulièrement des antimicrobiens en concentrations subthérapeutiques destinés à prévenir les maladies et à améliorer leur croissance. Il a été démontré que cette pratique favorise l’antibiorésistance de sous-populations de la microflore intestinale et notamment d’Escherichia coli. Jusqu’ici, les travaux réalisés sur l’antibiorésistance en parc d’engraissement ont rarement fait intervenir l’isolement sélectif, de sorte que les isolats antibiorésistants sont trop peu nombreux pour permettre la caractérisation de l’émergence et de la nature de l’antibiorésistance chez E. coli en tant que bactérie indicatrice. Nous avons récupéré des isolats d’E. coli (n = 531) de 140 bovins logés dans 14 enclos (10 animaux/enclos) n’ayant reçu aucun antimicrobien alimentaire (témoins : 5 enclos), ou ayant reçu de façon intermittente des quantités subthérapeutiques de chlortétracycline (5 enclos; T), de chlortétracycline et de sulfaméthazine (4 enclos; TS), ou de virginiamycine (5 enclos; V) pendant deux périodes expérimentales séparées comprises dans une période d’alimentation de 9 mois. Après avoir caractérisé le phénotype et le génotype des isolats par des tests de sensibilité et électrophorèse en champ pulsé, nous avons déterminé leur répartition chez les bovins de l’expérience. Nous avons posé comme hypothèse qu’avec l’ajout à la ration d’antibiotiques en concentrations subthérapeutiques, les E. coli à génotype antibiorésistant seraient isolés en plus grand nombre. Résultats : Dans l’ensemble, l’antibiorésistance exprimée chez les isolats d’E. coli ne différait pas d’un groupe de traitement à l’autre (témoins par comparaison aux sujets recevant des antibiotiques), mais les isolats obtenus par culture sur milieu sélectif (c.-à-d. milieu MacConkey additionné d’ampicilline [MA] et milieu MacConkey additionné de chlorhydrate de tétracycline [MT]), possédaient en plus grand nombre la multirésistance au sulfaméthoxazole et au chloramphénicol lorsqu’ils provenaient de bouvillons du groupe de traitement TS que des autres groupes. D’après les antibiogrammes et les électrophorèses, les E. coli antibiorésistants se sont rapidement transmis entre les bouvillons d’un même enclos. La plupart des isolats MT possédaient le gène d’efflux tet(B) (58,2 %, 53,5 %, 40,8 % et 50,6 % des isolats des groupes de bouvillons témoins, T, TS et V, respectivement), tandis que chez les isolats obtenus sur milieu MA (résistants à l’ampicilline), le déterminant de type tem1 prédominait (il a été trouvé chez 50 %, 66,7 %, 80,3 % et 100 % des isolats des groupes de bouvillons témoins, T, TS et V, respectivement). Conclusion : Des facteurs autres que l’administration d’antibiotiques en concentrations subthérapeutiques ou encore des facteurs additionnels influent sur l’établissement et la transmission des E. coli antibiorésistants chez les bovins en parc d’engraissement.

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