Managed honey bee colony losses in Canada, China, Europe, Israel and Turkey, for the winters of 2008-9 and 2009-10.

van der Zee, R., Pisa, L., Andonov, S., Brodschneider, R., Charrière, J.-D., Chlebo, R., Coffey, M.F., Crailsheim, K., Dahle, B., Gajda, A., Gray, A., Drazic, M.M., Higes, M., Kauko, L., Kence, A., Kence, M., Kezic, N., Kiprijanovska, H., Kralj, J., Kristiansen, P., Hernandez, R.M., Mutinelli, F., Nguyen, B.K., Otten, C., Ozkirim, A., Pernal, S.F., Peterson, M., Ramsay, G., Santrac, V., Soroker, V., Topolska, G., Uzunov, A., Vejsnaes, F., Wei, S., et Wilkins, S. (2012). « Managed honey bee colony losses in Canada, China, Europe, Israel and Turkey, for the winters of 2008-9 and 2009-10. », Journal of Apicultural Research, 51(1), p. 100-114. doi : 10.3896/IBRA.1.51.1.12  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

En 2008, des spécialistes du secteur apicole de l’Europe et des États-Unis ont mis sur pied le réseau COLOSS. Ce réseau a pour principal objectif d’expliquer et de prévenir les pertes à grande échelle de colonies d’abeilles domestiques (Apis mellifera). En juin 2008, le réseau COLOSS a obtenu un appui financier de quatre ans de COST de l’Union européenne et a été désigné Action FA0803 - COLOSS (Prevention of honey bee Colony LOSSes) de COST. Un questionnaire COLOSS standardisé a été élaboré pour faciliter la comparaison des données sur les pertes subies par les apiculteurs des pays participants. Ce questionnaire a permis d’amasser des informations sur les pertes subies par les pays participants sur une période de deux ans, dans 12 pays en 2009 et dans 24 pays en 2010. Les pertes moyennes subies en Europe ont fluctué considérablement, oscillant entre 7 et 22 % au cours de l’hiver 2008-2009 et entre 7 et 30 % au cours de l’hiver 2009-2010. L’ensemble des pays qui ont participé au sondage en 2008-2009 ont essuyé des pertes hivernales nettement plus élevées en 2009-2010. En revanche, en 2009-2010, les pertes hivernales étaient si faibles dans le sud-est de l’Europe que les facteurs responsables des pertes enregistrées dans les autres régions de l’Europe étaient absents ou avaient un impact négligeable sur la survie des colonies. Les cinq provinces de Chine qui ont participé au sondage en 2009-2010 ont affirmé avoir subi des pertes hivernales moyennes très faibles (4 %). Dans six provinces canadiennes, les pertes hivernales moyennes ont oscillé entre 16 et 25 % en 2010, mais elles ont été exceptionnellement élevées (40 %) en Nouvelle-Écosse. Dans la plupart des pays et au cours des deux années de l’enquête, les apiculteurs amateurs (1 à 50 colonies) ont essuyé des pertes plus importantes que les apiculteurs professionnels possédant des exploitations de taille moyenne (51 à 500 colonies). Cette relation entre la taille de l’exploitation et l’ampleur des pertes subies a également été observée en 2009-2010, mais elle était moins prononcée. En Belgique, en Italie, aux Pays-Bas et en Pologne, les pertes hivernales moyennes subies en 2008-2009 par les apiculteurs ayant signalé la « disparition » de colonies ont été significativement plus élevées que celles subies par les apiculteurs n’ayant pas signalé la disparition de colonies. Aux Pays-Bas, les pertes moyennes subies au cours de l’hiver 2008-2009 par les apiculteurs ayant déclaré avoir observé des symptômes similaires à ceux du syndrome d’effondrement des ruches (1. aucune abeille morte à l’intérieur ou autour des ruches alors que 2. du couvain operculé était présent dans les ruches) ont été significativement plus élevées que celles subies par les apiculteurs ayant mentionné la disparition de colonies en l’absence de couvain operculé dans les ruches vides. Au cours de l’hiver 2009-2010, dans la majorité des pays participants, les apiculteurs qui ont signalé la disparition de colonies ont enregistré des pertes hivernales plus importantes que les apiculteurs qui ont déclaré avoir subi des pertes hivernales mais ne pas avoir observé la disparition de colonies.

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